‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 15 sur 227 · Suét., Caius Caligula, LVII · texte numérisé non relu

Suét., Caius Caligula, LVII

8. Bouché-Leclercq, op. t., pp. 155 à 158. Tibère consulta l'oracle de Geryon {Suét., Tib, XIV).

qu’une variété de la divination par les sorts, et n’avait point recours aux enchantements magiques. Mais il est justement intéressant de constater que ces sortes bien qu’empruntés en grande partie aux usages grecs, faisaient partie du vieux fonds de religion romaine, car, plus tard, particulièrement au Bas-Empire, nombre d’accusations et de condamnations capitales seront motivées par ces pratiques, sans qu’on puisse distinguer si elles ont un but magique, ou simplement divinatoire!. Certains auteurs, cependant, n'hésitent pas à classer les « sortes » parmi les procédés magiques. Ainsi Hubert : « La divination par l'interprétation des vers d'Homère, de Virgile (sortes) ou. des versets des Ecritures Saintes appartenait au domaine de la Magie, car l’appropriation de l’oracle ne s’expliquait que par des mécanismes logiques?. »

Section II. —— Distinctions fondamentales de la Divination et de la Magie.

$ 1. — Différence de but.

Bien que la Divination, qui a joué, à Rome comme en Grèce, un rôle important dans la religion, ait souvent côtoyé la Magie dans la pratique, son esprit, ou, si l’on veut, le but qu’elle visait, fut toujours différent, et par ‘là au moins on peut les distinguer.

On pourrait peut-être définir la Divination ou Mantique : la recherche de la pensée divine. Il s'agirait de pénétrer le plus possible l’Intelligence suprême pour se conformer : à ses desseins, s'adapter à sa volonté, quelque cruels que soient les ordres transmis par l’intermédiaire des prophètes et des oraclesÿ.

Cette prescience n’a, autant dire, aucun avantage pratique, si ce n’est d’être renseigné à l’avance, puisque

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