‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 162 sur 227 · Tac., Ann., III · texte numérisé non relu

Tac., Ann., III

6, Id. Ill, 13 : « posiremo ipsum devotionibus ét veñeno peremisse :: | sara kinc et immolationes nefandas ipsius aique Plancinae »

LA RÉPRESSION, DE LA LOI CORNÉLIA À JUSTINIEN 17ÿ

tion d’empoisonnement fut-cependant la séulé dont Pison parut se justifier, étant d’ailleurs insuffisamment établie. Ne disait-on pas qu il avait, lui-même, dans un repas donné par Germanicus, et se trouvant placé au-dessus de lui, empoisonné les mets de sa main? Or, une telle audace paraissait impossible. Mais les sénateurs avaient la ferme persuasion que la mort de Germanicus était le résultat d’un crime, et le peuple prenait parti contre Pisont. Cependant Tibère le fit reconduire chez lüi par un tribun des cohortes prétoriennes. Le second jour (car trois jours avaient été accordés pour la défense) Pison reparut dans le Sénat. Mais accueilli avec la même hostilité,‘il-perdit tout courage, et, dans la nuit, il se traversa la gorge d’une épée?. Après sa mort deux jours furent encore employés à un semblant de procédure. Tibère lut au Sénat les lettres que Pison avait écrites avant de mourir, et où il demandait grâce pour ses fils. Ils ne furent point inquiétés, et la mémoire de leur père ne fut pas autrement flétrieÿ. Quant à Plancine, pendant le procès même, elle avait séparé sa défense de celle de son mari, car le crédit dont elle re près d’Augusta lui fit obtenir sa grâce.

Procès de Lépida (20), Lepida, de noble famille fut citée en justice.

a) Accusalion. — Lépida était accusée de supposition de part, ayant prétendu faussement que P. Quirinus, homme riche et sans enfants, l’avait rendue mère. On l’accusait en outre d’adultères, d’empoisonnements, de questions adressées aux astrologues sur la famille des Césarsÿ.

b) Le procès..-—Manius Lepidus, son frère, prend la défense de l’accusée. Quirinus la poursuit, après l’avoir répudiée, attirant ainsi la pitié sur elle. Comme dans les autrse procès, le Prince se montre impénétrable, déguisant sa pensée, tour à tour irrité et bienveillant. Il pria d’abord le Sénat de ne pas s'occuper du crime de lèse-majesté, et quand

1. 1d., II, 14 : « senatus numquam salis credito sine fraude Germañicum inlerisse ».

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