F. Martroye, op. cit., D
4. Cod. Th., XNI, X, 5. : Imp. Consiantius A ad Cerealem praejertum urbi : « Aboleantur sacrificia nocturna Magnentio auciore permissa el nefaria deinceps lisenlia repellaiur. »
C'est cette même année qu’eut lieu le procès des Gaules instruit par le notaire Paul. Ammien Marcellin nous en rapporte l’histoire!. « Durant les azitations de l’Orient, » Constance se trouvait à Arles. Un penchant à la tyrannie » de plus en plus prononcé lui faisait accueillir toute accusa- » tion, quelque chimérique ou douteuse qu’elle fût, comme » positive et démontrée. Le comte Géronce, du parti de » Magnence, fut d’abord livré à la torture, puis envoyé en » exil. Constance était encouragé dans ses instincts féroces » par une tourbe de flatteurs, au milieu desquels le notaire » Paul. Ïl avait été envoyé en Bretagne avec mission de se » saisir de quelques officiers signalés comme fauteurs du » parti de Magnence. Ce ministère de rigueur prit dans ses » mains une extension indéfinie.. Les prisons se rempli- » rent d'hommes libres, dont les membres quelquefois » étaient brisés sous le poids des chaînes, et cela pour des » crimes inventés à plaisir et dénués de toute vraisem- » blance. »
353. En 353, également, un certain Iterenien, fut accusé — pour cause de Magie — du crime de lèse-majesté, et absous. « Il était établi jusqu’à l’évidence, nous dit Am- » mien? — qu’un de ses gens, porteur de son bonnet préa- » lablement soumis à une opéralion magique, s'était pré- » senté, par son ordre, à un temple où on prédisait l'avenir. » et avait demandé si son maître obtiendrait l'empire ».
354. Puis, voici, en 354, un nouveau et grave procès basé sur l’astrologieÿ. En Illyrie, dans un dîner donné à Sirmiurm par Africanus, gouverneur de la deuxième division de la Pannonie, on se laissa aller à des doléances sur les excès du gouvernement. « Quelques-uns affirmaient que les présages annonçaient une révolution imminente, d’autres osaient se vanter des prédictions de famille. » Le malheur, c'est qu'il y avait, parmi ces convives, un traître, un certain Gaudence, agent du fisc, qui en rendit compte aux autorités. L'affaire alla jusqu’à l’empereur et celui-ci ordonna « d’enlever subitement tout ce qui a pris part au fatal banquet ».
I. Ammien Marcellin, XIV, 5. [Il n'y a aucun doute que 1e crime de Magie ne fût le plus fréquemment invoqué : Cf. id., XIV, I. 2 : « Par de Sourdes manœuvres, les accusations de se livrer à la Magie ou de prétendre au trône allaient frapper le têtes les plus innocentes »,