Id., loc. cit
4, Id., loc. cit.
5, Julien régna de 361 à 363. Devenu empereur, il fit rouvrir les temples. Voir supra : lee partie, ch. VII, p. 130, son enthousiasme pour les pratiques divinatoires.
6, Ammien Marcellin, op. cit., XXVI, 8.
: } x LA RÉPRESSION, DE LA LOI CORNÉLIA A JUSTINIEN 20?
ments d'Orient (364), Apronien, préfet de Rome, nommé par Julien alors que ce prince séjournait en Syrie, perdit un œil en se rendant à son poste, ce qu'il attribua aux ténébreuses pratiques de la Magie. De là, une rancune qui pouvait sembler légitime, et les ardentes perquisitions qu'il dirigea contre ce genre de délit. Sa plus vive sollicitude, en effet, dans sa fonction où il déployait pourtant les qualités d’un juge probe et sévère, était de faire appréhender, convaincre et Juger les magiciens, de leur arracher l’aveu de leurs complices, et de les faire mettre à mort, afin de terrifier par l’exemple ceux qui avaient pu se soustraire à son regard... » Il alla même jusqu’à traiter ces affaires capitales en plein cirque. Ammien cite la dernière exécution qu’Apronien ordonna : celle du cocher Hilarin, convaincu « d’avoir livré son fils, à peine adolescent, à un magicien, pour l’instruire dans la science occulte et prohibée par les lois; voulant par là s’assurer des moyens de réussite dont nul compétiteur n’aurait le secret.» Son exécution fut dramatique. Mal surveillé par le bourreau, Hilarin réussit à s'échapper et se réfugia dans un temple chrétien. Mais il fut arraché du sanctuaire et décapité.
Ammien remarque la différence sensible entre cette rigoureuse répression qu'il approuve, et le régime d’impunité de l’administration suivante qui ramena le désordre. Il est à penser que le procès qu'il cite, eût lieu sous le règne des empereurs Valentinien et Valens. Il s’agit d’un certain sénateur qui avait traité avec un professeur de Magie pour faire instruire son esclave. Convaincu, il put néanmoins se racheter par le paiement d’une grosse somme!.
Sous le règne de Valentinien, prince libéral et véritable continuateur de Constantin, la lutte reprend contre les maléfices magiques. Il s'efforce, lui aussi, de séparer et de distinguer les pratiques coupables de celles reconnues comme licites par la religion romaine. Dès son avènement, il déclara sa résolution de laisser à chacun pleine liberté de pratiquer la religion qui lui convient : « Tesles suni leges a me in exordio imperii mei dalae, quibus unicuique quod animo inbibisset, colendi facullas tribula esb. »