‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 185 sur 227 · Ammien, op. cit, XXVIII · texte numérisé non relu

Ammien, op. cit, XXVIII

3, Idem., loc. cit.

{ $ } ï LA RÉPRESSION, DE LA LOI CORNÉLIA À JUSTINIEN 91]

Cependant, à Rome, Maximien poursuivait sans trêve les uuprudents qui donnaient prise à ses soupçons. Il fit luimême le procès d’un jeune enfant, Lollien, fils de l’expréfet Lampade, dont le érime était : d'avoir copié sans discernement un recueil de formules magiques. L’infortuné, suivant les conseils de son père, commit la faute d’en appeler à l’empereur. On le transféra à la cour, où il fut jugé par le consulaire Phalanx. Il fut condamné et décapitét.

Ce furent ensuite trois clarissimi, Tarratius Bassus, son frère Carménius Marcien et Eusaphe, qui furent enveloppés dans la même inique accusation : Ils avaient, paraît-il, favorisé le cocher Anchenius, au moyen de sorlilèges. Cependant, en raison de l'insuffisance des preuves, et devant le blâme public qui s'élevait contre les juges, on les acquitta?.

Tel ne fut pas le sort des sénateurs, Paphius et Cornelius, Obligés d’avouer qu'ils s'étaient mêlés de maléfices, ils furent exécutés sur le seul ordre de Maximienÿ?,

Moins simple, bien que tout aussi tragique par son issue, fut le procès de Fausania‘ et d’Anepsie.

Fausania, femme d’un haut rang, ayant été accusée d’adultère et condamnée, on décerna des mandats d'amener contre ses amis : Eumène et Abien. Abien, sous l’inculpation aggravante d’un nouvel adultère avec Anepsie, ést envoyé à la mort. La terreur s'empare alors d’Anepsie, elle ne conserve plus d’espoir de sauver sa propre vie qu’en retardant l’heure de son supplice, et, pour compliquer le procès, elle déclare que c’est par l'emploi de sorklèges et. dans la maison d’Aginace, sénateur éminent, que son déshonneur avait été consommé. Or, à ce moment, Maximien était devenu le favori de l’empereur et avait Aginace en haine. Il n’eut pas de peine à obtenir de Valentinien un ordre de mort, et envoya pour l’exécuter une brute, un Gaulois nommé Doryphorien. Celui-ci, fort habile, il faut en convenir, n’imagina rien de mieux que de faire comparaître Aginace et Anepsie pendant la nuit, au temps où l'esprit se trouble le plus facilement... et c’est alors une

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