Photius, Migne, P. L., t. CIII, Cod. LXXX, 62 a p
8. Constarce qui devait succéder à Théodose, à Constantinople, mourut à Ravenne (? sept, 421; après avoir régné seulement huit mois.
ensuite, il tentait de prouver ce qu’il avait avancé, et que sa renommée s'étendant, le bruit en était parvenu jusqu'aux oreilles de Placidie. Celle-ci le fit condamner à mort: Elle avait, en effet, menacé Constance du divorce s’il ne retranchait pas Libanius du nombre des vivants!.
La même remarque que précédemment?, s'applique aux lois des empereurs Valentinien et Marcien? et à une constitution de l’empereur Léont. Là non plus, on ne peut trouver aucune disposition qui concerne spécialement la Magie.
Le Bréviaire d’Alaric, Breviarum Alarici ou loi romaine des Wisigoths, Lex Romana Wisigothorum, promulgué en l’année 506, reproduit plusieurs constitutions antérieures sur la Magieÿ.
I. Au titre XIII : De maleficis el mathemalicis et ceteris similibus, cette loi rappelle :
a) La Constitution du 23 mai 3216, contre les arts magiques-qu- portent atteinte à la vie ou à la pudeur, ainsi que son interprétation : « Malefici, vel incantatores vel immissores lempestalum, vel ii, qui per invocationem daemonum mentes hominum turbant, omni poenarum genere puniantur ».
b) La Constitution du 25 janvier 3577, qui proscrivait la divination à l’égal de la Magie, suivie de son commentaire : « Quicumque pro curiosilale fulurorum vel invocatorem daemonum vel divinos, quos harioles appellanl, vel haruspicem, qui auguria colligit, consuluerit, capile punielur.»
c) La Constitution du 9 septembre 364$, contre les sacrifices nocturnes et magiques, ainsi expliquée : « Qui-
I. « De Libanio quodam admirando refert, Asianium genere hunc Honorio el Constantio imperatoribus Ravennam, venisse, summumque veneficum a&c magum fuisse. Dicit enim professum esse, admiranda posse se absque armaiis hominibus adversus Barbaros patrare. At cum deinde experimentum promissi dedisset, et fama longius manans ad ipsas usque Placidiae aures rumorem detulisset, necotum illum esse, comminante Placidia conjugi Constantio divortium, nisi e vi:1s tolleretur Libanius praestigiator aïque infidelis».
‘. Voir supr, page 226.
3. Notamment, une loi de 451 : Cod. Just., I, XI, 7, qui rappelle, en détail, toutes les interdictions se rapportant à l’ancien culte.
4. Constitution dont la date est incertaine. Cod. Just., 1, XI, 8 (4721). qui prohibe, plus rigoureusement que jamais, tout exercice de paganisme.
5. Constitutions auxquelles est jointe, comme d'habitude, une interprétation, dont nous donnons les principaux passages, ayant étudié les constitutions elles-mêmes plus haut.