Cod. Jusi., IX, XVIII, 4. Cod. Th., IX, XVI
6. Et cela comprendrait, d'après Mommsen, op. cit., t. III, p. 191 le droit de porter des amulettes. Or, le fait de porter des amulettes avait donné lieu à des procès de Magie, notamment sous le règne de Valens. Amm, Marcellin, XIX, 12, 14.
IV. Puis viennent les lois 5, 6 et 7, soit trois constitutions des empereurs Constance et Julien :
1° La loi du 25 janvier 3571, qui rejette, à l’égal de ia Magie, toute sorte de Divination.
29 Celle du 4 décembre de la même année?, punissant le trouble des éléments au moyen des arts magiques, el le meurtre magique par envoûtement.
30 Celle du 5 juillet 358, qui, pour le crime de Magie ou de Divination, supprime la distinction entre les honostiores et les humiliores. Les premiers, habituellement exemptés du supplice, seront torturés et exécutés comme les autres. |
Voici maintenant la loi 8, d’après la Constitution des Empereurs Valentinien et Valens, en date du 12 décembre
3704. De cette loi, qui proscrivait, sous peine de mort, les pratiques des mathématiciens, une seule phrase, la der-
nière, est reproduite : « Culpa similis est prohibila discere quam docere ».
Enfin la loi 9, de Valentinién, Théodose, et Arcadius, du 16 août 38%, qui permet à tous de traquer le magicien, avec cette réserve qu'il est défendu, sous peine de mort, de les exécuter soi-même, est reproduite textuellement. Au mot agitatoribus, Justinien a fait insérer la glose id esl aurigis . On sait, en effet, quels troubles les factions du cirque ont causés sous son règne.
Section II. — Les événements d'Antioche.
Après la mort de Justinien, vers la fin du vif siècle, il fallut ordonner à Héliopolis des exécutions sanglantes pour yÿ réprimer l'insolence des sectateurs des anciens dieux. Vers le même temps, à Antioche, un grand procès de religion révéla l’existence de sociétés secrètes et païennes, s'étendant sur toute la ville, se ramifiant à Edesse et ailleurs ; on découvrit toute une organisation régulière, des sacrifices mystérieux, et, chose plus grave, des grands fonctionnaires mêmes furent compromis dans l'affaire, des évêques soupçonnés de l’avoir connue et toléréef. Ces événements, ainsi mentionnés dans le remarquable ou-
Cod Just, LR EX VIT, 5. Cod. Th, IX; XV, 4
Cod. Just., IX, XVIIL, 6. Cod. Th. IX, XVI, 5. Godidlust NX, XVI, 7. God, Th, IX; XVI 6,
Cod. Just. IX, XVIII, 8. Cod. Th. IX, XVI, 8.j
Cod. Just. '1X, XVIII, 9. Cod. Th., IX, XVI, 11. Diehl, op. cit., chap. V : Athènes et le Paganisme, p.565.
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vrage de M. Diehl, sont tirés de Jean d’Ephèse!. Comme on y trouve la plupart des caractères des anciens procès de Magie, il est intéressant de les relater en détail.
Durant la seconde année du règne de Tibère?, on apprit dans la capitale que les païens pervers de Baalbec, autrefois appelée Héliopolis, qui passaient pour des adorateurs de Satan, complotaient pour savoir comment ils pourraient trouver l’occasion de détruire et de chasser jusqu’au seul souvenir des chrétiens dans cette ville. C’est qu’ils étaient riches et puissants, tandis que les chrétiens étaient peu nombreux et pauvres. Aussi en vinrent-ils des railleries aux actes de violence. Dès que la nouvelle atteignit Tibère, il confia l’affaire à un officier, nommé Théophile, que Justin avait déjà envoyé pour réprimer une révolte des Juifs et des Samaritains en Palestine. Celui-ci se rendit aussitôt à Héliopolis et arrêta de nombreux païens qu'il fit crucifier ou passer par l’épée. Les païens, soumis à la torture et sommés de livrer les noms de ceux qui partageaient leur erreur, mentionnèrent de nombreuses personnes de chaque district et cité de leur terre, et de presque chaque ville de l'Est, mais surtout d’Antioche la Grande. Pour la plupart des accusés, Théophile se contenta d'envoyer leurs noms aux magistrats de l’endroit où ils résidaient, avec ordre de les arrêter sur-le-champ eb de les lui amener, mais il dépêcha l’un des officiers de son escorte pour s'assurer de la personne de Rufinus, qui était grand-prêtre d’Antioche. Cependant Rufinus était allé rendre visite à Anatole, gouverneur et procurateur d'Edesse. Il partit donc pour Edesse, accompagné d’un magistrat, d’un evêque et d’un officier de la cour d’Eglise, dans l'espoir d'y arrêter Rufinusÿ.
À leur arrivée, ils apprirent qu’il demeurait là, et ayant attendu la nuit pour cerner la maison afin de l’arrêter, ils découvrirent une assemblée de païens qui célébrait une fête en l’honneur de Zeus, et, avec eux, se préparant à offrir des sacrifices, Rufinus lui-même... Ayant toutefois été avertis qu'on tentait d’entourer la maison, ceux qui étaient présents prirent alarme et s’enfuirent. Mais Rufinus
1. Jean, évêque d'Ephèse, Histoire ecclésiastique traduit du syriaque en anglais par R. Payne £mith\.