DEFINITION DE LA MAGIE
Exposé sommaire des origines!
La Magie Magia, signifie, étymologiquement : science et religion des Mages, nom d’une tribu faisant partie de la confédération des Mèdes, où se recrutaient les prêtres de la secte de Zoroastre?. Le Mazdéisme, du nom de son dieu suprême Ahoura-Mazdâ (Ahura : le Seigneur; Mazdâo : le grand sage), dont les origines se perdent dans le passé le plus lointain de l’Iran, devint la religion de l'Etat à l’avènement des Sassanides, en l’an 226 de notre ère, et régna jusqu’au moment de la conquête arabe (652). Cette religion, révélée à un sage légendaire : Zoroastre, et dont la doctrine essentielle était contenue dans le Zend-Avestaÿ, ainsi que la Magie ou sorcellerie et démonologie, qui en faisait partie, s’est altérée et transformée au cours des siècles, sous l'influence des religions et superstitions des peuples vaincus par les Mèdes et les Perses. Et parmi ceux-là il faut citer principalement les Assyriens et les
1. Ce chapitre, qui pourrait, à lui seul, fournir la matière d’un livre, ne: contient pas l’étude approfondie de toutes les Magies qui ont précédé la Magie romaine, mais un rapide exposé des sources les plus connues de la Magie dans l'Antiquité.
2. Pour Zoroastre, législateur de l'Iran, dans l’Avesta « Zarathouchtra », et le Mazdéisme, consulter :
Cumont, Textes et Monuments, et : Les Religions orientales dans le Paganisme romain.
Darmesteter « Le Zend Avesta ».
Hérodote, I, 101.
Huart, La Perse Antique.
Hubert, art. « Magia », au Dict. de Dar. et Saglio.
Maspero, Hisloire Ancienne des Peuples de l’Orient.
Pline, Hisit. Nat., XXX, Il, 1.
3. Darmesterter, op. cit., chap. Il; et infra, ch. Il; p. 27 n. 6.
Babyloniens ou Chaldéens. Ainsi une confusion s'établit entre la doctrine chaldéenne et la religion des Mages’. D'après Pline?, le Mède Osthanès, compagnon de Xerxès (5e siècle avant J.-C.) fut le premier interprète de Zoroastre «qui inspira aux Grecs l'amour de cette science...» Un siècle plus tard, environ en 330 av. J.-C. après la conquête d'Alexandre, un prêtre de Babylone, Bérose, membre de la caste des Chaldéens, vint s'établir dans l’île de Cos, et fonda l’école gréco-romaine, dite chaldéenneÿ. C’est surtout par l'intermédiaire de la Grèce que la Magie perse et assyrio-chaldéenne fut connue à Rome, car la Grèce, de civilisation plus avancée, avait cherché à pénétrer plus tôt les mystères de l'Orient. L'Ecole de Pythagore, en particulier, née dans la Grande-Grèce un demi-siècle environ avant la date traditionnelle de la loi des XII Tables, contribua à alimenter la Magie romaine*. Cependant, à partir du 17 siècle de l’ère chrétienne, la doctrine perse pénétra directement à Rome sous forme de « Mithriacisme »5; mais alors, ainsi que le remarque M. Cumontf, elle était trop distante dans le temps de l’antique religion de Zoroastre, pour que l’on puisse, de l’une, remonter à l’autre avec certitude.
L'Egypte occupe, en importance, le second rang dans la question des origines de la Magie, bien que Pline lait oubliée. On pense que l’Egypte reçut de la Chaldée les principes de l’astrologie’. Mais elle-même joua son rôle, comme le témoignent les papyrus de Leyde, documents des plus intéressants pour l’histoire de la Magief, renfer-