Détails sur cet oracle, dans Marquardt, op. cit., p
2. 11 y en avait un célèbre à Lanuviun, Marquardt, op. cit., p. 126 et note 3
3. « Le nom de Magie, dont les lois postérieures se servirent pour désigner toute espèce d’enchantements et de sorcellerie, ne comprend pas exclusivement des usages propres à la patrie de la Magie; il s’applique aussi à beaucoup de pratiques d’origine grecque ou italienne et aussi vieilles dans ces pays que la religion elle-même. » Cette remarque de Marquardt, op. cit., p. 127-128, vient confirmer la thèse unanime, qu’il est à peu près impossible de distinguer la Religion de la Magie. :
4. « Ce qu'il pouvait y avoir d’original dans la pratique de la Magie en Italie, disparut sous l'empire », dit Marquardt, op. cit. p. 133. Et, en effet, la Magie est avant tout une création spontanée de l’humanité primitive, puisqu'on trouve des croyances identiques chez des peuples sans rapport. Donc, à Rome, comme ailleurs, il dut y avoir une Magie originale. Cependant, la Magie romaine aurait été tout d’abord alimentée par la philosophie Pythagoricienne. L'Ecole de Pythagore, née dans la Grande Grèce eut, en Italie et à Rome, une rapide diffusion, qui se place, d’après les annalistes, environ un demi-siècle avant la date traditionnelle de la loi des Douze Tables (Huvelin : Les T'ableltes magiques et le Droit romain, p. 39 et note 3). Les Pythagoriciens auraient, d’après le même auteur, op. cit., p. 36 sq., transporté en Italie : Les Æphesia grammata, mots sans suite apparente, intercalés dans le corps des defitiones et dont beaucoup n’ont pas de sens, mais sont des survivances des formules liturgiques ou magiques anciennes; le dieu Damnameneus, dieu de la Nécessité, qui, dans les religions orphique et pythagoricienne s’identifie avec le soleil et avec la Némésis le mot damno, l’un des principaux termes techniques des devotiones (texte de Caton : de agricultura, ed. Keil, I, p. 106-107); enfin, la formule rythmée ou carmen (témoignage de Cicéron, Tuscul., IV, 1).
5. L'énumération des « moyens magiques », se trouve au ch. VI.
6. « Un grand nombre de méthodes divinatoires, dit Bouché-Leclercq (op. cit., t. I, p. 10-11) consistent dans l'interprétation d'effets merveilleux produits d'abord par des recettes magiques. C’est la Magie qui fournit le thème sur lequel s’exerce la pénétration mantique ».. « On peut même dire ajoute le même auteur (loc. cit.) qu’il y a un élément magique dans toute pratique ou cérémonie destinée à préparer ou à produire un effet divinatoire.…. Ï1 ne resterait alors à la divination pure que l'observation des signes fortuits sur lesquels la volonté humaine n’a exercé aucune influence préalable. »
Les songes. — Ils constituent le présage le plus courant, constamment cité par les historiens et maintes fois vérifié. À vrai dire, le songe divinatoire devrait se produire spontanément, et, dans l’ancienne Rome, on ne tenait compte que de certains rêves! et on ne connaissait pas l’art de les interpréter?. Sous l’Empire, au contraire, on chercha à obtenir des songes prophétiques au moyen de l’incubalio, c'est-à-dire en dormant dans un temples, et |’ mbérpréte tion des songes devint une professiont. Or, la Magie peut, elle aussi, envoyer des songes5, grâce surtout à la puissance dont elle dispose, pour évoquer les mortsé.
La croyance aux vertus du sang versé est commune à la divination et à la Magie. Dans toutes les religions, à l’origine, les sacrifices sanglants étaient en honneur : sacrifices d'êtres humains et d'animaux. Rome, on l’a vu’ a dû, elle aussi, à une époque reculée, connaître les sacrifices humain:. Quant aux sacrifices d'animaux, ils étaient nombreux, tant dans le rituel ordinaire$ que dans les pratiques divinatoires spéciales aux haruspices’. Nous verrons!0 que la Magie immolait à ses dieux de nombreuses victimes, et que le « Meurtre magique!t », n’épargnait pas les hommes, bien que les enfants y fussent préférés. En Grèce, les devins de la Chaldée, avaient introduit un genre