Zbid. et ch. VI, Moyen magique, p
7. Bouché-Leclercq, op. ci t.,t. I p. 178. La divination par les objets inanimés. Le nombre des matières organiques pouvant se modifier sous l'influence supposée du Destin étant illimité... il est impossible de faire le dénombrement complet des méthodes élaborées dans les bas-fonds. de la société ».
les têtes parlantes, engins de honteuses supercheries!, La divination par les bassins ou lécanomancie, au moyen d’un bassin rempli d’eau dont les devins interprétaient les sons confus, s’accompagnait de cérémonies magiques et d'incantations?.
On connaissait aussi la divination dite «palmique » qui, à l'origine, trait des signes du tressaillement de la paupière ou du soure1Ë.» Or, l'astrologie, qui mettait chaque partie du corps sous ia dépendance d’un astre, substitua des combinaisons savantes à ces règles primitives et permit d’utiliser pourla divination le corps tout entier. L’épaule, la cuisse et la fesse, sont, avec la tête, les parties les plus dignes de considération. « L’éternuement » constituait aussi un présage bon ou mauvais, Les astrologues dressaient des tables d’éternuement différenciées suivant la position de la lune, l'heure du jour ou de la nuit, le sexe de la personne, le nombre, la succession ou la simultanéité des signes observést. Enfin, dans la divination météorologique grecque, la mantique faisait encore place à la Magie et consistait en formules et sacrifices pour apaiser les élémentsÿ.
Il faut maintenant donner un aperçu des deux procédés divinatoires, les plus importants à notre avis, tant par la place qu’ils occupèrent dans la Divination romaine que
par leur lien des plus étroits avec les arts magiques : La
divination sidérale ou astrologie et la Divination nécromantique, que l’on pourrait aussi bien qualifier : Magie savante et Magie vulgaire.
$S 2. La divination sidérale.
La divination sidérale, qui fut en honneur à Rome dès le premier siècle après Jésus-Christ, florissait depuis longtemps déjà en Grèce, où les Chaldéens, et peut-être les Egyptiens, l'avaient importéef. Cette science, nommée plus
Bouché-Leclereq, op. cit. t. I, p. 188 et Marquardt, op. cit., p. 137. Bouché-Leclercq, op. cit., t. I, p. 187.
Bouché-Leclercq, op. cit., t. I, p. 160-161.
Ibid. loc. cit.
Ibid., p. 203. à
. On a vu que la vogue de l’astrologie, en Grèce, date du rv° siècle av. J.-C. époque où le prêtre chaldéen Bérose, contemporain d’Antiochus Soster et de Ptolémée Philadelphe ouvrit à Cos une école dans laquelle il expliqua les arcanes de la science babylonienne (cf, Bouché-Leclercq,