Cumont, op. cit., p
Massonneau. 6
Ce culte avait aussi ses manifestations de délire érotique. et les servantes du temple d’Astarté honoraïent la déesse par la « prostitulion sacrée ». On peut, d’ailleurs, expliquer ces pratiques curieuses par la «© Magie sympathique. » « On crut que l’union sexuelle de femmes engagées au » service de la divinité qui personnifiait toutes les énergies » reproductrices de la nature, favorisait, par sympathie, » la fertilité des campagnes et la fécondité des troupeaux ?.
Section V. — Mercure.
Mercure : Mercurius, où en grec : Hermès Chthmos, confondu avec Hermès Trismégiste, est, lui aussi, invoqué par les magiciens. Son nom figure à côté de celui d’'Hécate dans les Tabellac defixionum®?.
Dans le procès d’Apulée, l’un des principaux chefs d'accusation invoqués contre lui fut qu'il conservait précieusement chez lui une statuette de ce dieu, qu'il avait fait fabriquer, disait-on, en vue de maléfices magiquesÿ. Dans un autre passage de « l’Apologie », Apulée attribue nettement à Mercure un caractère magique : (Et de même qu'il était de tradition d’invoquer dans les cérémonies magiques, Mercure porteur des incantations, Vénus séductrice des cœurs, la Lune, complice des nuits, Trivia, reine des mânest». D'ailleurs, bien qu'il se défende énergiquement sur ce point comme sur les autres, Apulée présente Mercure comme le messager entre le monde céleste et le monde infernal, e se sert de son nom dans la formule de malédiction qu’il prononce contre ses adversaires « Puisse ce dieu, dit-il à son juge Æmilianus, attirer sur toi la malédiction des dieux de l’un et l’autre mondes, mettre toujours sur fon chemin les fantômes des trépassés, assembler devant tes yeux toutes l’armée des ombres, des lemures, des mânes, des larves, avec toutes les apparitions des nuits, toutes les terreurs des bûchers, tous les épouvantails des tombeauxf. »
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Cumont, op. cit., p. 119.
Hubert, Magia, op. cit.. p. 1513.
Apol., LXI sq.
Apol., XXXI cité par Hubert, Loc. cit, - obbé-Duval, op. cit, p. 103.