‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 96 sur 227 · Ovide, Am., II: Eleg., 1, 23 à · texte numérisé non relu

Ovide, Am., II: Eleg., 1, 23 à

+ « Carmina sanguineae deducunt cornua Lunae, »ete. 5. Ovide, Met., Ke, 137-138 : - . Carmen auxiliare canit… »

Ci. ibid., XIV, 366 sq, puissance des prières et paroles magiques de Circé qui :

« Ignotos ee ignoio carmine adorai. »

6. Huvelin, {njuria, $ 25, p. 454 : « Les mala verba, en tant qu'ils ne rentrent pas dans l'oténsatte et le malum carmen ônt été réprimés tardi-

as par des édits qui ont érigé en délits le convicium et l’infamaäandi causa aclum -

rapport aux propos déprécatoirés ou exécratoires dont on ‘accompagne le nom d’une personne, car la prononciation du nomen était censée donner aux malédictions une gravité spécialet.

$ 1. — Les imprécations et malédictions (dirae precationes).

Les Romains redoutaient les imprécations qui. croyaientils, agissaient par la seule Magie des paroles. On les désignait souvent par le terme : dirae precationes?. En effet, le mot dirae s’applique d’une façon générale, à toute chose funeste et comprend tout ce qui est cruel, terrible, effroyable, épouvantablef. D'après Servius, les dirae sont un genre de présages qui révèle la colère des dieuxf, et se manifestent de deux façons principales : ou par des signes, ou de quelque manière, ou de quelque côté : « duplici modo diras fieri : aut in signis, aut quocumque modo, aut quacumque parte’. » Mais dirae désigne également les maléfices et, comme tel, trouve ici son application.

Ovide, dans « l’Ibis recourt seulement contre son ennemi à la puissance des imprécations verbales. Longues et redoutables, ces imprécations énumèrent à peu près, tous les tourments au pouvoir des sorciers.

Après avoir, dans une formule générale, maudit son ennemi$, il préparesa vengeance et annonce que par ses

1. Aussi les textes qui relatent ces mala verba ont-ils soin, le plus souvent, de spécifier qu'elles ont été prononcées nominatm.

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