‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 98 sur 227 · Ovide, bis, vers · texte numérisé non relu

Ovide, bis, vers

« Hoc ego devoveo leque luosque modo, »

funestes incantationst, il va attirer tous les maux sur la tête de celui qu’il nomme Jbis « Que mes malédictions :» s’accomplissent, et qu’à la puissance de mes paroles, » il les croie prononcées par le gendre de Parsiphaé : si » j'oublie quelques supplices, qu’il les souffre encore; que » son malheur soit plus complet que je ne le puis imaginer; » qu’un nom supposé n’ôte rien à l’efficacité de mes impré- » cations, qu’elles ne touchent pas moins vivement les » dieux puissants?. »

- Pline, H. N, XXVIII, ur sq., examine cette question importante : « Les paroles et les charmes magiques ontils quelque puissance? » En dehors du charme magique c’est-à-dire, l’incantation ou la prière. « Il y a des paroles diverses, les unes d’imprécation, les autres de dépulsion, d’autres de recommandationÿ. » Au reste, tout le monde craint pour soi d’être l’objet d’imprécations. « Defigi quidem diris deprecalionibus nemo non meluitf. »

Le même auteur donne de nombreux exemples de ce ‘que l’on peut définir : les simples paroles de bon ou de mauvais augure, qui ont, elles aussi, une certaine influence :

« On va jusqu’à écrire sur les murailles certaines paroles contre les incendiesÿ. »

Puis, au paragraphe V, il énumère les formules et gestes constamment employés dans la vie courante pour conjurer le mauvais sort ou attirer le bonheur : « Pour confirmer ce qui vient d’être dit, je veux en appeler au sentiment intime de chacun : Pourquoi, en effet, nous souhaitonsnous réciproquement une heureuse année au premier jour de l’an ?.. Pourquoi, lorsque nous parlons des morts, protestons-nous que nousn’en voulons point à leur mémoire ? … Pourquoi aux premiers fruits, disons-nous que ceux-ci sont vieux, et que nous en souhaitons de nouveaux ?.…. Pourquoi salue-t-on ceux qui éternuent ?… Personne en

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