‹ Le Crime de Magie et le Droit RomainChapitre 99 sur 227 · H. N., XXNIII, IV · texte numérisé non relu

H. N., XXNIII, IV

5. H. N., XXVIII, IV, 6 : Etiam parieies incendiorum deprecationibus conscribuntur, e *

* Afrique n’entreprend quoi que ce soit sans avoir prononcé auparavant le mot : Afrique! etc.

$ 2. — La Devotio.

« La devotio », dit Huvelin?, est une formule adressée aux dieux d’en bas (dit inferi) pour leur signaler une personne qui enfreint à son profit la loi de partage, et mettre cette personne à leur discrétion, afin de satisfaire à la Mémésis. « Toutefois, cette ancienne conception s’est déformée par la suite. La Némésis devint la jalousie des dieux, et la devotio servit à activer cette jalousie destructrice des numina,bien plutôt qu’à maintenir l'équilibre des destinées.

La devotio était orale ou écrite. La devotio orale est, une phrase imprécatoire, une malédiction accompagnée parfois de gestes traditionnels. Elle s’en distingue cependant par le fait que son élément essentiel est le nomen de la personne dévouée. « C’est le nom qu’on dévoues ». Avoir le nomen d’une personne, c’est déjà avoir prise sur elle, par la possibilité de la dévouer conformément aux règles de la Némésisi. « Verrius Flaccus, dit Pline’, cite ces auteurs, auteurs qu'il juge dignes de foi, lorsqu'il dit que dans les sièges, on faisait avant tout évoquer par des prêtres romains le dieu tutélaire de la ville, et qu’on lui promettait à Rome le même culte ou un culte plus grand. Ce rite est resté dans la discipline des pontifes, et 1l est certain que l’on a tenu caché le nom de la divinité tutélaire de Rome, pour empêcher quelque ennemi d’en faire autant.

RAÉENEERCXNTE, V2

C£. Tibulle, II, Eleg., 11, Dicamus bona verba. Pour les simples paroles, de mauvais augure ou maledictions on peut citer les expressions suivantes : « Di te perdunt !.… Vae tibi !.. Tin malam crucem !.. Res tibi male vortat », etc., apud. Huvelin, Injuria, $ 25, p. 254, note 1.

Page 1