SCÈNE III
CHARLES, LE MAJOR FRÉDÉRIC MORTON, TOMLINSON, Pornic, Bos.
LE MAJOR (entrant, suivi de Ti omlinson).— Non, cest Imsupportable !.. Quel pays !.. Quels imbé-
ciles que ces scélérats d’Indous... Où ont-ils fourré mon houka ?
PoRNIC (
revenant.)—Le voici, mon commandant. On l’
a mis à votre place habituelle.
CHARLES (au mayor).—Prenez-vous une tasse de café?
TomLINSON.—Il est excellent.
Le MaJor.--Il est détestable ! Rien n’est bon dans ce pays !
TomLiNson.—Décidément, commandant, vous avez l'Inde en horreur.
Le MaJor.—Il y a quatorze ans que je l’exècre !
CHARLES.—Alors cela date de votre arrivée ?
LE MaJor.—Parfaitement ! (Après avoir bu.) Pouah ! quel rhum! c’est bouillant ! une vraie lessive! (4 Charles.) Le ‘Prince Albert,” qui doit nous amener votre ami, n’est pas encore en vue P -
ToMLINSON. — Le sémaphore n’a encore rien signalé. Le ‘“ Prince Albert ” aurait dû pourtant mouiller dès hier.
CHARLES.—Il n’y a pas de temps perdu. Je n’ai jamais compté sur l’arrivée de mon ami avant aujourd’hui, et j'espère que la journée ne se passera pas sans que je l’embrasse. Je vais aller voir si l’on n’a pas de nouvelles.
Pornic.—Vous permettez que je vous accompagne, mon lieutenant? Je serai si heureux, mot aussi, de revoir M. Patrice !
CHARLES.—-Avec plaisir, mon garçon, viens.
PoRNIc.—Grand merci, monsieur Charles, et pour avoir des nouvelles plus vite, je cours grimper au sémaphore. (/7s sortent.)