SCÈNE PREMIÈRE ALGEE-MAHAL, DJEMIL
MAHAL (debout à la fenêtre) —Djemil..… Regarde !.…
DJEMIL (avec un cri). - Le feu !... Le feu!
MaHaAL.—Le feu! oui... la factorerie est en flammes... l'heure des représailles est venue, les maîtres sont en fuite... Ah! ces Européens, je veux détruire leur race. Là-bas, l'incendie dévore leurs richesses... Ici, la mort les guette... Oh! j'ai tout préparé... le piège est bien tendu... Chassés de leur palais, ils n’ont d'autre refuge que cette misérable cabane! Trompés par mes promesses, ils vont venir ici, confiants, tranquilles, persuadés que l’esclave leur donnera son lit, et se couchera, pour les garder, en travers de la porte, ainsi qu'un chien fidèle... Qu'ils viennent ! je les attends. Le lit est préparé: le marbre d’un tombeau ! Et si, poussés par la faim, dévorés par la
soif, ils n’entrent qu’un instant s'asseoir à cette table. Ces fruits sont le poison, et cette eau. c’est la mort ! (Ox frappe à la porte.) On frappe à cette porte ; laisse-moi... enfant... Et ne reviens que si j'appelle... va!... (On frappe de nouveau.)
DjEMIL.——J'obéis !... j’'obéis !... (77 sort par le fond. On frappe de nouveau à la porte de gauche. Mahal ouvre.)