PATHOGÉNIE
/ } Du point de vue pathogénique, on peut considérer
comme insignifiante l’action spoliatrice et mécanique
des oxyures. Mais quand l’infestation est massive, leur
action traumatique est indiscutable. En effet, au moment de leur arrivée dans le rectum, où elles vont
pondre le plus près possible de la marge de l’anus, les femelles gravides se fixent à la muqueuse et par leurs morsures incessantes déterminent des petites ecchymoses punctiformes. La région est gonflée, tuméfiée
et injectée. Cette action traumatisante peut plus rare- F
ment s'étendre à d’autres régions de l’intestin, déterminant un véritable catarrhe intestinal.
De plus, les oxyures peuvent pénétrer dans la paroi même de l'intestin.
Galli-Valerio, Weinberg, Brumpt et Lecène, G. Rail-
let, Unterburger et Gauchemez en rencontrent dans les tuniques appendiculaires. ; Wagener et Edens en constatent dans la sousmuqueuse du grêle, où ils s’enkystent.
Dans le gros intestin, Ruffier note des œufs d’oxyure
enkystés.
Goodale et Krishner, en 1930, voient dans le péritoine des oxyures libres et enkystés.
Vuillemin, à la même époque, émet l’hypothèse que les vers atteindraient le péritoine en traversant la paroi intestinale.
Le docteur Robert Deschiens, de l’Institut Pasteur, dans un article qu’il publia avec le professeur Troisier, en 1930, confirme l’hypothèse de Vuillemin. Au cours de l’autopsie d’un chimpanzé largement infesté, ces auteurs trouvent à la partie moyenne du côlon transverse un épaississement jaunâtre de la paroi laissant sourdre du pus à la coupe : c’est un vaste abcès sous-muqueux, pénétrant jusqu’à la partie moyenne de la musculaire, avec au milieu du pus et dans la paroi colique des oxyures. A côté de cel abcès ils trouvent dans la couche musculaire quelques vers et dans le tissu cellulaire sous-péritonéal un oxyure typique sans aucune lésion dégénérative ni réactionnelle.
Le protocole d’autopsie d’un autre chimpanzé, rapporté par les mêmes auteurs, indique une agglomération d’une centaine d’oxyures remplissant complètement le cæcum, une vingtaine adhérant à la muqueuse qui ne présente pas de lésions étendues. Dans la sous-muqueuse était un petit abcès à polynucléaires, en face de l'extrémité antérieure d’un oxyure fixé sur la muqueuse. La musculaire est indemne.
Enfin, pour terminer nous citerons leur action toxique qui n’est guère mise en lumière que par des poussées d’urticaire et du coryza spasmodique dispa-
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raissant V'un et l’autre par un traitement efficace de 0 la parasitose, Les auteurs allemands utilisent (Gotz) e. une cuti-réaction spécifique de l’oxyurose avec des h= extraits aqueux d'oxyures. Les résultats sont très contradictoires.