‹ Le cristal violet dans le traitement de l’oxyuroseChapitre 9 sur 20 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

\ Cycle de l'oxyure |

E L'oxyure vermiculaire est un petit ver blanc, arrondi et fusiforme, présentant à son extrémité antérieure un renflement cuticulaire, vésiculeux et strié, É . La bouche est entourée de trois lèvres rétractiles. Sur : les parties latérales il existe une crête prismatique ee : longitudinale, que l’on peut nettement voir sur les | 4 coupes et qui est caractéristique.

Le mâle mesure de 3 à 5 mm. Son extrémité postérieure est recourbée ventralement et pourvue d’une Fe spicule en hameçon. | La femelle, longue de 9 à 12 mm,, présente une extrémité postérieure effilée. À 2 mm. de la pointe - se trouve l’orifice anal, qui est ventral. Un peu au-dessus du. quart antérieur du corps et sur cette même face ventrale se trouve la vulve transversale et limi-

tée par deux lèvres saillantes. Au cours des premiers stades de son existence, : l’oxyure vermiculaire habite la dernière portion de |,

l'intestin grêle. Secondairement il émigrera dans le gros intestin, le cœcum et l’appendice. Puis les

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femelles fécondées gagneront le rectum pour aller pondre à la marge de l’anus ou être expulsées.

L’accouplement a lieu dans l'intestin grêle. Après l’accouplement, les mâles meurent et sont entraînés au dehors avec les fèces. Les femelles fécondées quittent le grêle et arrivent dans le cœcum, où elles se fixent en pénétrant plus ou moins profondément dans la muqueuse, Quand les œufs ont atteint leur maturité, les femelles peuvent parfaitement pondre dans le cœcum, mais dans la règle elles émigrent dans la portion terminale du gros intestin jusqu’au voisinage de l’anus, présentänt alors un utérus bourré d'œufs, dont le nombre, d’après Leuckart, peut atteindre 10 à 12.000.

On admettait que la femelle bourrée d'œufs, arrivée dans le rectum, demeurait dans la muqueuse rectale pour y effectuer sa ponte. Mais après les observations de Braun, on a constaté que les œufs d’oxyure ne se rencontraient que très exceptionnellement dans les matières fécales. Cette rareté des œufs dans les selles ne peut s'expliquer que si on admet alors qu® la ponte s’effectue en dehors de l'intestin. A. Henry d’Alfort constate dans une observation, que rapporte G. Raïllet, que, après chaque selle, les oxyures expulsés s’entouraient bientôt d’un dépôt blanchâtre qui n’était autre qu’un amas d'œufs. Ainsi était prouvé que la femelle peut pondre en dehors de l’intestin.

« Il est donc vraisemblable d'admettre que les femelles mûres au point de vue sexuel effectuent leur ponte aussi bien dans la nature, immédiatement après

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leur expulsion, que dans la portion terminale du rectum et au bord de l’anus, ce qui permet d’expliquet jusqu’à un certain point pourquoi on observe si rarement des œufs dans les selles. Ces œufs pondus à l'extrême limite du tube digestif n’ont pas le temps de se mélanger aux matières fécales, comme ceux qui sont pondus dans l'intestin grêle ou dans les premières portions du gros intestin. » (Neveu-Lemaire.)

Brumpt, par ses observations, confirme ce fait : malgré des examens répétés il ne trouve jamais d'œufs dans l’appendice, même quand celui-ci renferme un grand nombre d’oxyures.

Quoi qu’il en soit, que les œufs soient déposés dans les plis de l’anus ou que les femelles .pondent en dehors du tube digestif, l’œuf qui sort de l’utérus de la femelle a achevé son développement embryonnaire et contient un embryon entièrement formé et replié dans sa coque. Tous les œufs, au nombre de plusieurs milliers, sont au même stade de développement, ce qui prouve que l’absence de ponte dans le tube digestif est due à des conditions locales insuffisantes que le ver ne trouve qu’à l’extrémité de l'intestin.

Cet œuf irrégulièrement ovoïde est aplati sur une face, bombé sur l’autre. Sa coque comprend une membrane interne et une membrane externe albumineuse qui permet à l’œuf de s’agglomérer, Il mesure 50 à 55 y de long sur 20 à 25 de large. Ces deux membranes sont séparées l’une de l’autre, sauf en un point où il y a contact. À ce niveau, quand l'œuf arrive à l'étage duodénal, un ramollissement se produit sous

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l'influence du suc intestinal, ramollissement qui permettra à l'embryon de s'échapper quand il rencontrera des conditions biologiques hygrométriques et thermiques satisfaisantes. Ces conditions se trouvent réalisées dans le mucus rectal et à l’anus. Ainsi, dans la portion toute terminale de l'intestin, l’embryon est infectieux. Il peut rester longtemps à l’état de vie

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Les expériences de Leuckart, Grassi et Calendruccio montrent que ce ver évolue directement et que l'infection se fait par ingestion d'œufs embryonnés. Après avoir été ingéré, le plus souvent avec des aliments, l’œuf arrive dans l’intestin. Sa coque se ramollit et cède à l’endroit le plus faible. L’embryon aussitôt mis en liberté se transforme en une larve qui se développe sur place sans accomplir de migrations dans le corps de son hôte. Elle grandit, subissant deux mues successives dans le grêle. Les orÿanes sexuels apparaissent, le ver devient adulte. À ce stade, les vers s’accouplent et gagnent le gros intestin pour v terminer leur développement.

Cette transformation de l’état embryonnaire à l’étai adulte est de 15 jours environ, comme le prouve l’expérience de Leuckart et de trois de ses élèves qui, ayant avalé quelques douzaines d'œufs d’oxyures à embryons mûrs, trouvèrent à la fin de la deuxième semaine des vers longs de 6 à 7 mm. dans leurs selles.

Cependant, se basant sur la clinique, certains auteurs estiment que, pour que les œufs donnent naïssance à des vers adultes, il faut compter 5 à 6 semai-

nes iron La durée de ce Hole évolutif est capitale à connaître, mais c’est très difficile, pour l’établissement du traitement de façon à être certain d’atteindre toutes les générations successives de l'oxyure. En effet, si l’infestation a été importante on pourra trou-

ver sur toute la longueur de l'intestin des oxyures à des stades différents de leur développement, car les E- | successives générations D'une chevaucher les unes

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