‹ Le cuisinier de buffonChapitre 12 sur 22 · GUÉNOT , PERRETTE · texte numérisé non relu

GUÉNOT , PERRETTE

PERBETTE.

(i'est A'^ pas vous qui êtes le cuisinier qu'on attend *?

GUÉNOT

Oui, ma belle enfant .. et vous êtes sans doute la geulilic mariée...

PERRETTE. I

Je rétais ce matin.., mais à présent c'est fini...

GUÉNOT

Nous avons déjà divorcé ?. . .

PERRETTE

Oui, mon mariage est flambé...

Et qui est donc cause de ça ?

PERRETTE

Qui? VOUS, Monsieur.

GUÉNOT

Moi !

PERRETTE

OniA'ous... quand ma tante, qu'est cuisinière de M. de Buffon, a su que vous veniez la remplacer, et que vous commenciez à entrer en fonctions par notre repas de noces, elle a dv-claré qu'elle ne voulait plus nous donner son consentement.

GUÉNOT

Bah •

PERRETTE

Elle m'a ordonne d'aller me déshabiller, et prétend qu'il n'y a rien de fait.

Air : Ce que j'éprouve en vous voyant.

Si j'avais su que le repas

Qu'pour mon mariage on doit faire,

Dut mettre ma tante en colère.

J'aurais bien dit <|u'on n'en fit pas.

Julien , sans festin et s.tns danse ,

A moi tout d'mcm' se s'rait uni ,

lit j'I'en aurais pas moms che'ri :

En pareil cas , on peut mieux , j' pense ,

S'passcr d'Ia noc' que du mari.

GUÉNOT

La colère de la tante passera.

PERRETTE

Oh ! j'en sais bien le moyen.

GUÉNOT

Eh bien I il faut l'employer.

PERRETTE

Oui j mais c'est que vous ne voudrez peut-être pas.

GUÉNOT

Moi ! parlez toujours.

PERRETTE

Ça serait de vous en aller.

GUÉNOT

M'en aller ? je ne fais que d'arriver !..

PERRETTE

Pour deux ou trois jours seulement.

GUÉNOT

C'est une mauvaise plaisanterie.

PERRETTE

Au contraire ; elle serait bonne ; ma tante s'imaginera que vous ne vous souciez pas de la place , et dans sa joie j elle ne s'opposera plus au mariage.

Vous croyez?

PERRETTE

Je la connais.

GUÉNOT

Et le repas de noces?

PERRETTE

Elle le fera. ..

GUÉNOT

Il sera détestable.

PERRETTE

Qu'est-ce que ça fait...

GUÉNOT

Songez à sa colère quand je reparaîtrai.

PERRETTE

Je serais mariée ; et, une fois mariée , je me mocque de ma tante.

GUÉNOT

C'est fort bien; mais si jamais elle soupçonnait notre intelligence...

PERRETTE

Oh ! soyez tranquille ; Julien m'a fait la cour dii-hult mois avant qu'elle s'en aperçût.

Air : Restez, restez, troupe jolie. **

Si je cédais à votre envie. . .

PERRETTE

Ah! n'allez pas me refuser.

GUÉNOT

Il me faudrait, ma chère amie , Pour ma récompense un baiser.

PERRETTE

C'n'est pas qu'à c'baiser je m'oppose, Puis c'est pour servir notre amour ; Puis un haiser c'est si peu d' chose , Je vous le promets au retour.

GUÉNOT roulant l'embrasser.

En vérité , vous êtes si gentille... que... ( On entend dans la coulisse ) ; Perrette ! Perreite !

PERRETTE

C'est ma tante ! ( Elle se saune. )

GvhaOT courant après elle .

Partez bien vite î. . . mais auparavant, il me faut le baiser. [^11 Jait de nouveaux efforts pour l'embrasser , et ne peut en venir à bout ; il revient en scène , quand Perrette est disparue , et dit : ) Je ne l'ai pas î . . .

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