FILONS DE L'ARIZONA ET DU MONTANA
extrait, et que les remblais, venus du dehors sont amenés à la place du minerai extrait.
Le nombre des puits est variable. Souvent pour faciliter l'aérage, on en emploie deux, comme le montre la figure ci-jointe. Le lecteur y reconnaîtra également quatre travers-bancs, qui divisent le gîte en autant d'étages; les voies d'allongement sont projetées, à rintersection du filon et des travers-bancs.
Filons de V Arizona et du Montana, — Les filons de cuivre les plus riches du monde sont ceux de TArizona et du Montana, dans les Etats-Unis. Ceux de TArizona qui sont exploités par les mines de Copper Queen, Copper Prince, Détroit, etc., ont 3 à 5 mètres de largeur ; ils traversent les calcaires de la région et sont associés à des trachytes verts. Leur remplissage est formé en profondeur par de la pyrite cuivreuse, à la partie supérieure par des oxydes et des carbonates, qui donnent un cuivre très pur et très recherché pour tous les emplois électriques à cause de sa conductibilité.
Les mines de TArizona sont exploitées par le système dit du Comstock ou des cathédrales, qui consiste à consolider les vides produits par l'exploitation, au moyen de blocs artificiels ; on prépare à cet effet des cubes en maçonnerie de 1 à 2 mètres de côté avec charpentes formant les arêtes, qu'on juxtapose de manière à soutenir les points qui menacent de s'ébouler.
Dans le Montana, le filon de la mine d'Anaconda
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dans les environs de Butte-City, a 12 naètres de puissance; il traverse une masse granitique et se trouve dans le voisinage d'une venue de rhyolites. Les minerais qu'on en extrait se composent de sulfure de cuivre noir et sont extraordinairement riches ; leur teneur moyenne a été de 16 pour 100 pendant un certain nombre d'années, et on a même expédié en Angleterre des minerais choisis renfermant jusqu'à 60 pour 100 de cuivre. Malheureusement en profondeur, la pyrite remplace le sulfure noir et ces minerais s'appauvrissent.
Filons de Burra-Burra (Australie), — Les filons de Burra-Burra, en Australie, sont célèbres pour leur richesse en minerais de cuivre; ils sont situés dans des roches sédimentaires anciennes et métamorphiques. Leur puissance varie de 10 à 14 mètres ; à leur partie supérieure, on rencontre un chapeau de fer hydronidé, au-dessous duquel se trouvent des minerais oxydés divers : cuprite, malachite, azurite, atacamite, etc.
Dans presque tous les pays, on rencontre des filons de cuivre plus ou moins riches ; nous mentionnerons ceux de Kefoum-Theboul, en Algérie, du Kupferberg, en Silésie, du Telemark, en Norvège, de Kitzbùchel, dans le Tyrol, de Kotterbach, en Hongrie, etc.
Filons de cuivre gris, — Les filons de cuivre gris donnent souvent de grandes espérances au début de leur exploitation en raison de leur richesse en cuivre et en métaux précieux ; malheureusement, ils ne se pro-
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longent que rarement en profondeur. La chalcopyrite se substitue au cuivre gris, la teneur en argent et en or diminue, quelquefois même la puissance du filon devient si faible qu'il devient inexploitable.
Les filons de cuivre gris les plus connus sont ceux de la Sierra Nevada, situés dans la région du Muley Hacen, ceux de la Bosnie et de THerzégovine, et ceux de la Bolivie.
En Algérie existent quelques filons de cuivre gris, dont l'exploitation, tentée autrefois, est abandonnée aujourd'hui. Ils se trouvent dans une zone située au sud de Bougie, entre le cap Tenès et la Mouzaïa, et sont formés de petites veines de cuivre gris argentifère, à gangue de sidérose, debarytine et de calcite. Ils paraissent riches à la surface, mais disparaissent rapidement en profondeur.
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Les eaux minéralisées n'ont pas seulement déposé le cuivre dans les grandes fractures verticales de récorce terrestre, qui ont donné naissance aux filons ; en circulant à travers des terrains schisteux, elles ont rencontré de grands vides et des zones, disloquées après quelques mouvements de plissement de récorce terrestre, et y ont laissé se déposer, à l'abri du contact de l'air, les sels qu'elles contenaient.
C'est ainsi que se sont formés probablement les puis-
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sants amas de pyrites de cuivre et de fer qu'on rencontre dans les schistes cristallins de la Scandinavie et dans les phyllades de la province de Huelva.
L'origine de certains amas est obscure. Dans quelques cas, la pyrite, intercalée au milieu de schistes fortement plissés, en épouse toutes les inflexions et présente une allure zonée, correspondant aune schistosité ancienne. Il est probable que les gîtes de cette nature sont dus à das dépôts sédimentaires sous-marins, postérieurement plissés.
Dans d'autres cas, au contraire, les amas pyriteux, tout en s'interstratifiant grossièrement au milieu des schistes, les recoupent en plusieurs points, ne présentent aucune stratification interne, et sont associés à des roches éruptives, dont le voisinage prouve leur origine nettement filonienne.
Gisements des provinces de Huelva et d'Alemtejo . — Les gisements de la province de Huelva et d'Alemtejo, sont situés sur la frontière sud de l'Espagne et du Portugal; ils ont pris dans ces dernières années une importance industrielle considérable ; en 1888, leur production a été de 1.400.000 tonnes de pyrite cuivreuse, qui a été en partie traitée sur place, en partie expédiée en Angleterre.
Le minerai se trouve en amas interstratifiés dans une zone déroches schisteuses anciennes, dirigée du nordouest au sud-est et large de 180 kilomètres.
Les mines les plus connues sont celles de San-Do-