‹ Le cuivre: origine, propriétés, applicationsChapitre 77 sur 137 · TRANSFORMATION DBS MATTES BRONZES EN GDIVRE NOIR · texte numérisé non relu

TRANSFORMATION DBS MATTES BRONZES EN GDIVRE NOIR

Cuivre 98,5 à 98,8

Soufre 0,9 à 0,8

Fer 0,6 à 0,4

Dans la même cornue, on peut faire à la suite les unes des autres environ vingt opérations, après lesquelles il est nécessaire de refaire entièrement le garnissage. Le procédé Manhès permet de traiter non seulement des mattes pures, mais aussi des mattes contenant de l'arsenic, de l'antimoine et du plomb, tous ces éléments étant volatilisés en même temps que le fer et le soufre ; on peut même passer au convertisseur, soit seuls, soit mélangés aux mattes, de vieux bronzes, de vieux laitons ; le zinc, Tétain et le plomb s'oxydent facilement. Le nickel et le bismuth résistent à l'action du vent et se concentrent dans le cuivre. Jusqu'à présent le procédé Manhès s'est donc trouvé insuffisant vis-à-vis de ces deux corps, tandis que l'élimination de l'arsenic et de l'antimoine, qui crée tant de difficultés dans les fusions au réverbère et au four à cuve, se fait très facilement; ces deux métalloïdes disparaissent presque entièrement, ils sont probablement entraînés mécaniquement par le vent.

La consommation totale de houille est d'environ 5 tonnes par tonne de cuivre marchand, tandis que, pour des minerais de même valeur, traités par la méthode anglaise, elle serait d'environ 15 tonnes. Les frais de fabrication ne dépassent pas, aux usines d'Eguilles,

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