‹ Le cuivreChapitre 111 sur 175 · PROPRIÉTÉS DES ALLIAGES DU CUIVRE · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS DES ALLIAGES DU CUIVRE

taux sont égales, pour revenir lorsque le zinc prédomine.

Tous les alliages, depuis celui de cuivre 09, zincl, jusqu'à celui de cuivre 60, zinc 40, ont un usage industriel; à faible dose, le zinc donne des composés tenaces, très malléables, et très ductiles, mais qui ont le défaut de ne pas être économiques, à cause de leur haute teneur en cuivre; ils sont connus dans le commerce sous le nom de simili- or, métal du prince Robert, etc. Leur belle couleur d'or les désigne pour servir à la fabrication des objets imitant l'or. Les alliages à 25 pour 100 de zinc sont très employés dans la construction des machines ; les alliages à 40 pour 100 de zinc, appelés métal de Muntz, servent au doublage des navires, ils forment la limite entre les laitons qui peuvent se laminer & froid et ceux qui ne se laminent qu'à chaud. Les alliages plus riches en zinc ne peuvent guère être employés ; ils sont trop nerveux et trop cassants. Cependant les alliages cuivre 5, zinc 95, et cuivre 1, zinc 99> dont les propriétés se rapprochent de celles du zinc, et qui sont plus durs que ce métal, ont quelques applications notamment pour la dorure.

Alliages Cuivre-Plomb. — Les alliages du cuivre et du plomb sont d'un usage assez rare ; ils ne se rencontrent guère que dans les bijoux en cuivre de certaines peuplades sauvages.

Alliages Cuivre- Fer. — Le cuivre et le fer n'ont aucune affinité l'un pour l'autre ; leur combinaison ne

ALLU0B8 CCIYRE-ALLmaNIUll

s'accomplit qu'avec difficulté. Ces alliages n'ont aucune application industrielle, ils sont durs et cassants.

Alliages Cuivre-NxcheL — Les alliages de cuivre et de nickel sont très malléables ; ils sont employés, soit purs, soit alliés au zinc, à un grand nombre d'usages industriels.

Les monnaies de biUon en Suisse, en Allemagne et aux Etats-Unis, renferment 25 pour 100 de nickel et 75 pour 100 de cuivre ; les alliages connus sous le nom de maillechort, packfung et argentan, renferment du cuivre, du nickel et du zinc. Ils possèdent la blancheur et l'éclat de l'argent.

Le tableau suivant résume la composition des prin* cipaux métaux blancs employés dans l'industrie :

CuiTr«

Zino

Nickel

Fer

Packfung chinois . . •

Maillechort parisien . .

traces

Maillechort allemand . •

Âlfénide

MalUechort de Sheffield

pour vaiselle ....

Les alliages de cuivre et de nickel sont très employés par les différents services dépendant du Ministère de la guerre; on s'en sert principalement pour la fabrication des enveloppes des balles des fusils Lebel et pour la confection des étuis à cartouches.

Alliages Cuivre^ Aluminium. — L'aluminium s'allie au cuivre avec un vif dégagement de chaleur et

82 PROPRtftritS DEB ALLiAOn DD CDIVltB

de lumière; les alliages contenant des quantités d'aluminium inférieures à 12 pour 100 possèdent une dureté très supérieure h celle du bronze ordinaire et comparable à celle des meilleurs aciers; en même temps, ils sont très tenaces et se travaillent à chaud avec autant de facilité que les meilleurs fers doux^ Lorsque la proportion d'aluminium augmente, les alliages deviennent cassants comme du verre ; enajoutantdu nickel, on peut amener la teneur en aluminium jusqu'à 20 pour 100 sans diminuer la ténacité du métal à chaud. Alliages Cuivre-Phosphore, Cuivre-Manganèse et Cuivre-Silicium. — Le phosphore, le silicium et le manganèse s'allient au cuivra en donnant des composés un peu analogues aux bronzes d'aluminium; iU agissent comme principes réducteurs et font disparaître les .oxydes métalliques, qui se produisent pendant la fusion des alliages; en même temps ils donnent plus de fluidité aux bronzes.

Les combinaisons du cuivre avec le phosphore, le

manganèse et le silicium, forment la base d'un certain

nombre il'alliages industriels dont nous étudierons plus

loin k's propriétés remarquables.

*- Allia'jes Cuivre- Arsenic, Cuivre-Antimoine. —

m Les alliages de cuivre et d'arsenic sont généralement

f connu» sous le nom de cuivre blanc, ou de tombac;

Lils pOHMfjileut un ton gris éclatant, sont très cassants, I Voy. Ujaal, V Aluminium, Piri% 1804, J.-B. BaiUlire et aii.

et fusibles vers 800 degrés. Ils sont recherchés pour la fabrication de petits objets et imitent bien l'argent.

Leur résistance électrique est très considérable ; on les emploie beaucoup pour la construction des boîtes de résistance; une longueur de quelques mètres de fils, fabriqués en alliage de cuivre et d'arsenic, présente au courant électrique une résistance égale à celle d'une ligne en fer d'un kilomètre de longueur.

Le cuivre et l'antimoine s'allient directement en toutes proportions, et donnent des alliages cassants à couleur violette, que les anciens chimistes appelaient inégales de Vént^.

Influence de faibles quantités de métaux étrangers sur le cuivre. — Des quantités infinitésimales de corps étrangers peuvent exercer une influence considérable sur les propriétés du cuivre. C'est ainsi que les cuivres connus dans le commerce sous le nom de cuivres phosphoreux et silicieux^ bien que l'analyse chimique n'y décèle pas trace de phosphore ni de silicium, ont une résistance à la rupture bien supérieure aux cuivres ordinaires ; on les obtient en ajoutant au cuivre en fusion des phosphures et des siliciures de cuivre, qui paraissent passer complètement dans les scories et agir en modifiant l'état moléculaire du métal.

Le cuivre à l'état de fusion a la propriété de dissoudre de l'oxyde cuivreux en quantités considérables; les cuivres rosettes^ ainsi nommés à cause de la belle couleur rouge que leur donne l'oxyde de cuivre, sont

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