FABRICATION DANS LES USINES DE SWANSBA
lage des mattes bronzes se fait dans des réverbères allonges dont la sole a une superficie de 15 à 20 mètres carrés et peut recevoir une charge de 4500 kilogrammes. La matte en grenailles est étalée sur la sole, en couche de 20 centimètres, et chauffée à la température
Fio. 68. — Grillage des maites cuivreuses, a, Orifices de chargement; h, rampant; e, canaux pour le déchargement des minerais ; d, paroi de protection destinée à empêcher les coups de feu; Cf canal collecteur.
du rouge sombre ; on la râble fréquemment, et, vers la fin du grillage, qui dure environ vingt-quatre heures, on hausse la température jusqu'au rouge pour mieux décomposer les sulfates formés. La consommation de houille est de 4 à 500 kilogrammes par tonne de matte soumise au grillage (fig. 68).
178 TKANSKOttMATION DES M.ITTKS imON/Ë:8 l€N CUIVKK NOJI;
L'opération du grillage est très pénible pour les ouvriers qui en sont chargés ; ils sont obligés de remuer presque continuellement la masse, dans la crainte de la voir se solidifier.
La matte bronze grillée est ensuite soumise à la fonte de concentration, destinée à produire la roattd blanche.
Cette fusion se fait dans des fours à réverbères, qui ne diffèrent que peu de ceux qui servent à la fusion des minerais. La sole, au lieu d'avoir la forme de bassin, est légèrement concave, avec une pente douce vers le trou de coulée, et la perte de travail est placée au bout de la sole, près de Toriflce de la cheminée. La figure 60 est la reproduction d*une photographie d'un grand four h réverbère du type américain, installé récemment dans une mine anglaise. La matte grillée est chargée dans lo four par une trémie placée au centre de la voûte ; on lui ajoute des scories d'affinage, des minerais oxydés riches et au besoin des matières siliceuses, destinés à faciliter la scorification du fer. On ferme hermétiquement toutes les ouvertures du four et Ton pousse activement le feu ; les sulfures non décomposés réagissent sur les oxydes formés par la grillage et la masse entre en fusion. Ia matte se rassemble au fond, tandis que les scories, plus légères, surnagent; au bout de trois heures à trois heures et demie, on ouvre la porte de travail et on remue la masse, encore p&teuse, avec de grands râbles en fer. On recommence le ràblage plusieurs fois,
I8ô Transformation dks mattes bhonzes en cuivke Nom
jusqu'à ce que la fusion soit complète, puis on coule la matte et les scories dans des rigoles en sable; la matte se moule en pains ou en plaques. La scorie s'en sépare facilement à coups de marteau après complet refroidissement. La durée de l'opération est d'environ sept heures; la charge est de trois tonnes de matte, et la consommation de houille est d'environ 900 kilogrammes par tonne.
La matte blanche produite a une couleur gris d'acier, lorsqu'elle est pure; elle contient 75 à 80 pour 100 de cuivre, mais fréquemment elle renferme 8 à 10 pour 100 de fer; sa couleur passe alors au gris bleu et Ton trouve, à Tintérieur des morceaux de matte, des âls de cuivre, assemblés en forme de chevelure. Ce cuivre, résulte de l'action du sulfure de fer, Fe'^S, sur le sulfure cuivreux, Cii^S, et s'isole au moment du refroidissement de la matte.
Composition de deux échantillons de matte blanche provenant :
de Swansea du Mansfeld
Cuivre Argent Plomb Fer .
Nickel Cobalt Zinc .
Manganèso Arsenic, étain Soufre . .
Scorie mélangée
traces
traces
traces