FABRICATION DANS LUS USINES DE SWANSEA
Fio. 70. — Fourt i riverbire pour la fuBion Jes id tfps (lu ManEfeld.
Wt»3, t.c CnlTra.
i82 TRANSFORMATION DES MATEES BRONZES EN CUIVRE NOIR
Composition des scories produites pendant la fabrication
des mat tes :
Silice.
Alumine
Oxyde de fer . • .
Oxyde de cuivre , .
Oxyde de zinc . . .
Chaux
Magnésie . . . .
Oxyde de manganôso Oxydes divers • • .
Argent
Soufie
à*i Swantea
du Maosfeld
eDrussienn
e de Saxe. la
fusion des mattes se fait à peu près de la même manière qu*à Swansea. Les fours employés sont des réverbères de forme anglaise, dont la capacité est assez forte (âg. 70). Les soles sont construites avec grand soin; à cause de la richesse des mattes en métaux précieux, elles s'imprègnent rapidement de cuivre, d'argent et d*or. Au bout de quelques années même, tout le massif de maçonnerie sur lequel repose le four est pénétré par les métaux fondus, qui se substituent au ciment entre les briques. Aussi, lorsqu'on met un four hors de service, les fondations sont-elles transformées en un bloc demi -métallique, extrêmement dur, qu'on est obligé de faire sauter a la dynamite, ou même de fondre surplace.
FABRICATION DANi^ LES USINES DE 8WANSEA 183
Dans UQ vovage récent, nous avons eu l'occasion de voir UD massif de ce genre qui renfermait 15 kilogrammes d'or et plus de 200 kilogrammes d'argent ; comme il était placé au milieu de bàtimenls, on n*osait pasTattaquer à la dynamite et on cherchait à le fondre sur place.
b) Grillage et fonte de la matle blanche. — Pour transformer la matte blanche en cuivre, on élimine le soufre d*abord par un grillage oxydant direct, et ensuite par la réaction de Toxyde de cuivre sur le sulfure restant. Cette double opération s'effectue dans des réverbères, différant très peu des réverbères usités pour les fontes de concentration; comme le cuivre est moins fusible que la matte, il est nécessaire de donner une plus grande surface à la chauffe. Pour faciliter Foxydation, on dispose dans la voûte du four, au-dessus du pont, deux canaux, qui sont destinés à amener l'air extérieur sur la sole, pendant le grillage, et qu'on bouche hermétiquement pendant la période de réduction.
On charge dans le réverbère 4000 kilogrammes environ de matte, coulée en pains de 150 kilogrammes, puis on commence le rôtissage, en réglant la température de manière à ce que les pains de matte fondent goutte à goutte ; la scorie qui se forme est écumée à plusieurs reprises. L'air, pendant cette période, entre librement par les portes de travail; aussi la température s'abaisset-elle peu à peu, et, au bout de cinq à six heures, la masse commence à se solidifier ; la surface du bain se couvre
croûtes d'oxyde de cuivre et se soulève en petits cratères, dus à réchappement continuel d*acide sulfureux. A ce moment le grillage oxydant est terminé, on commence la période de réduction en poussant activement le feu. L'oxyde de cuivre formé agit énergiquement sur le sulfure de cuivre, en dégageant de Tacide sulfureux, qui s'échappe en gros bouillons, et en produisant du cuivre brut, qui se rassemble peu à peu sous la matte. Au bout de dix-huit à vingt heures, on donne un dernier coup de feu pour réduire les oxydes métalliques restants, et on coule le cuivre dans des rigoles en sable. La consommation de houille est de 600 kilogrammes par tonne de matte riche.
Le cuivre brut, ou cuivre noir^ ainsi obtenu est rempli de soufflures dues au dégagement de l'acide sulfureux pendant sa solidification. Il contient 98 à 09 pour 100 de cuivre, 1 à 2 centièmes de fer et d'autres métaux, et quelques millièmes de soufre.
Les scories sont vitreuses, rouges ou brunâtres, et renferment 15 à 20 pour 100 de cuivre.