‹ Le cuivreChapitre 155 sur 175 · FABRICATION DBS TUBES SANS SOUDURE · texte numérisé non relu

FABRICATION DBS TUBES SANS SOUDURE

tàllique la forme d'un objet déterminé au moyen d'une pression énergique, qui allonge les fibres du métal, sans les déchirer. On se sert à cet effet d'une matrice concave, qui affecte la forme intérieure de la pièce, et d'un mandrin convexe, qui en affecte la forme intérieure ; le mandrin soumis à une forte pression applique la feuille de métal sur les parois de la matrice et pétrit pour ainsi dire le métal, en lui donnant la forme voulue.

L'emboutissage exige naturellement des cuivres de qualité tout à fait supérieure ; il faut en effet un métal d'une malléabilité exceptionnelle, pour résister sans se déchirer aux déformations considérables produites par le mandrin. La nécessité d'employer des cuivres supérieurs, qui ont une grande plus-value sur le marché, renchérit beaucoup les tubes sans soudures et limite leur emploi. Ils sont très recherchés pour la construction de tous les appareils soumis à de hautes pressions et à de grandes variations de température.

La fabrication des tubes par emboutissage paraît à première vue très simple ; lorsqu'on regarde le mandrin, aplatir sans difficulté les feuilles de cuivre et leur donner peu à peu la forme de tubes, il semble que rien n'est plus facile que cette opération ; mais en réalité, elle est extrêmement délicate et demande le plus grand soin. Aussi beaucoup d'usines à cuivre font encore un mystère de leur fabrication, et de leurs tours de main spéciaux.

Les principes de la fabrication sont partout les mêmes. On commence par découper dans une planche de cuivre, à Taide d*un emporte-pièce, un cercle contenant le métal nécessaire pour faire le tuyau ; on chauffe ce métal au rouge et on le soumet à un premier emboutissage qui lui donne Ja forme d'un court cylindre, terminé par une calotte sphèrique ; on réchauffe ensuite le métal pour faire disparaître l'écrouissage produit par l'emboutissage, puis on le soumet aune série d'emboutissages et de réchauffages successifs, qui ont pour but d'allonger de plus en plus le cylindre métallique, en diminuant l'épaisseur de ses parois. Les matrices sont formées par des anneaux de diamètres décroissants, au travers desquels viennent passer des mandrins cylindriques, terminés par des calottes et mus par des pistons hydrauliques. Les tubes métalliques sont enâlés sur les mandrins, qui les forcent à passer dans les matrices et produisent une sorte de laminage entre les parois des anneaux et la surface des mandrins ; on comprend quelles difficultés présente le calibrage des différentes matrices, et quel soin il faut apporter, selon la qualité de cuivre, à la détermination du nombre de passes nécessaires à la bonne fabrication des tubes. Lorsque les tubes ont atteint un diamètre d'environ 10 centimètres, on arrête l'emboutissage à chaud et on continue l'opération en allongeant les tubes à froid au moyen d'une filière, k travers laquelle on les force à passer.

Le procédé de l'emboutissage permet d'obtenir des

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