FABRICATION DES TUBES SANS SOUDURE
tubes de toutes dimensions, depuis le diamètre d'un mètre, jusqu'au diamètre de quelques millimètres.
Les tubes en laiton ne peuvent s'obtenir par le même procédé ; le métal étant cassant à chaud, on les emboutit à froid ou bien encore on coule le laiton dans des moules en forme de tubes, et on allonge les lingots obtenus en les passant à la filière.
La fabrication des tubes sans soudure, par l'emboutissage, exige une grande dépense de main-d'œuvre, de force motrice et de combustible ; les tubes sans soudure de faible diamètre sont particulièrement coûteux, en raison du nombre d'opérations qu'on doit leur faire subir.
PROCÉDÉ ELMORE
On a cherché dans ces derniers temps à obtenir d une autre manière les qualités d'homogénéité et de régularité qu'ils présentent.
En Angleterre, on a essayé récemment de déposer directement par l'électrolyse du cuivre sur un mandrin, de manière à obtenir une cathode en forme de tube. Ce procédé, dû à M. Elmore, fonctionne également à Dives et donne, dit-on, d'excellents résultats. ! Dans un bain de sulfate de cuivre, on installe comme anodes des plaques de cuivre impur et des mandrins en i acier, animés d'un mouvement de rotation. Le cuivre, , dissous à l'anode, est déposé par un courant électrique
sur les mandrins en couches extrêmement minces. Le métal ainsi obtenu est poreux et peu compact ; on le rend homogène et ferme en le comprimant par des galets en agate, qui tournent lentement dans le bain en appuyant sur la surface du mandrin. L'action de compressionde ces galets s'exerce chaque fois qu'une couche deSceu^ tiàmesde millimètre de cuivre s'est déposée. Lorsque le métal a atteint l'épaisseur voulue, on sort le mandriD du bain et on le chauffe à la vapeur. Le cuivre se ailate plus que l'acier et se détache du mandrin. On donne ensuite sa dimension au tube, en l'étirant à froid au moyen de filières, comme dans le procédé d'emboutissage.