I. Fabrication du culTre noir par la méthode
continentale.
Les mattes bronzes obtenues par les divers procédés (ne nous venons de décrire ont des teneurs en cuivre tmamt de 20 à 35 pour 100, selon la pureté et la richesse des minerais employés. Pour en extraire le miyre, on les soumet à un certain nombre de grillages fiyàants et de fusions réductives, destinés à éliminer fes métaux étrangers sous forme de scories. Ces opéraîons peuvent se faire comme la fusion des minerais, loit dans les fours à cuve, soit dans les fours à réverbère ; mais tandis que, pour la fabrication des mattes
bronzes, les fours à cuve ont une supériorité incontestable sur les fours à réverbère, ils perdent une partie de leurs avantages pour la fabrication du cuivre noir, surtout lorsque les mattes que Ton doit traiter sont impures, c'est-à-dire contiennent de l'arsenic et de Tantimaine.
En effet, ces corps s'éliminent surtout à l'état de sulfures pendant les fusions légèrement réductives; le réverbère se prête admirablement, par la facilité de sa conduite, aux périodes successives d'oxydation et de réduction, qui sont nécessaires pour la purification des mattes. Aussi ne traite-t-on au four à cuve que le^ mattes provenant de pyrites très pures.
C'est surtout dans les vieilles usines qui n'ont pas renouvelé leur matériel depuis de longues années (dans le Harz, en Hongrie et en Russie), que l'on a conserva ce mode de traitement. Nous prendrons comme type h fabrication de cuivre noir à Bogoslovsk, dans l'Oural.
Les minerais de Bogoslovsk ne contiennent que ië quantités insignifiantes de métaux étrangers ; les fours | ouve y fonctionnent parallèlement au procédé Besseme^
Les mattes bronzes obtenues contiennent en moyen n 20 pour 100 de cuivre ; on les grille dans des stalles deux ou trois feux. Ce grillage étant insuffisant pou éliminer tout leur soufre, elles contiennent encore d< sulfates, et même une certaine proportion de sulfun non oxydés ; on les soumet à une fusion réductii dans de petits fours rectangulaires (flg. 67) ; les prJ