IM
Etals-Unis ....
Espagne, Porluj^al .
Chili
Allemagne ....
Japon
Australie
Cap deB^^-Espérance.
Venezuela ....
Russie
Mexique
Italie
Canada
Terre-Neuve • . .
Suède et Norvège. .
Autriche
Grande-Bretagne . .
Bolivie
Hongrie
Républ.-Argentine .
Pérou
France et Algérie. .
Vers 1870, l'Angleterre à elle seule, produisait avec les minerais importés de toutes les parties du globe, principalement du Chili, d*Espagne et d'Allemagne, 60.000 tonnes de cuivre par an, c'est-à-dire plus de la moitié de la consommation du monde entier.
Depuis 1873, la mise en exploitation des mines de l'Amérique du Nord a enlevé à l'Angleterre sa vieille prépondérance. L'industrie du cuivre aux Etats-Unis s'est, en effet, développée avec une rapidité inouïe ; en 1890, la production des mines du Montana a atteint 51 .OOOtonnes ; celle du Lac Supérieur^ 46.000 tonnes; celle de l' Arizona, 16.000 tonnes; ce sont les Américains du Nord qui sont actuellement les premiers producteurs de cuivre du monde.
Au Chili, la production a baissé de moitié de 1879 à 1887 ; en 1890 et 1891, la guerre civile a même arrêté presque complètement les exploitations. Les principales mines sont celles de Cerro de Tamaya, de Copyapo et Panulcillo; elles ont produit, en 1887, 20.000 tonnes.
En Allemagne, la production en 1889 a été de 23.000 tonnes, dont 16.055 tonnes provenaient des usinés du Mansfeld situées dans la province prussienne de Saxe.
La Russie possède dans l'Oural, dans le Caucase et dans l'Altaï, de nombreux gisements qui sont encore peu exploités, à cause des grandes difficultés qu'offrent les communications; la production en 1889 a été de 4881 tonnes.
OROINIB ET FORMATION DES QISKMBNTS 0
En Espagne, les mines de la province de Huelva se sont beaucoup développées depuis quelques années ; les mines de Rio-Tinto et de Tharsis ont produit en 1890 plus de 40.000 tonnes.
En Asie, le seul pays producteur du cuivre est le Japon; sa production» qui était de 3900 tonnes en 1879» a atteint 15.000 tonnes en 1890.
Les mines les plus importantes sont situées dans la province de Rikuchu et dans Tile de Shikoku.
En Australie, les mines de cuivre exploitées sont Burra-Burra, Wallaroo et Moonta^ dans la partie méridionale, Great Cobar, dans la Nouvelle -Galles du Sud ; la production totale a été en 1888 de 8100 tonnes.
Les autres pays produisent tous du cuivre, mais en petites quantités.
m. Origine et lormation des gisemente.
L'origine première du cuivre, comme d'ailleurs celle de tous les métaux, doit être cherchée dans les profondeurs terrestres. Son mode de formation est encore très discuté.
Les recherches poursuivies depuis quelques années en Allemagne ont montré que^ au voisinage de presque tous les gîtes métalliques, il existe des roches renfermant des traces des métaux contenus dans ces gîtes. Certains géologues allemands et anglais ont conclu, de
JO ORIOINB ZT FORUATION DES OISEUBNTS
cette connexité aujourd'hui incontestée, que la formation des minerais était due à une dissolution, par les eaux Buperflcielles, des métaux inclus dans les roches; ces eaux, en circulant dans les fractures de l'écorce terreslri', y auraient déposé leurs éléments métalliques.
Les savants français, au contraire, se basant sur Yélada des éruptions modernes, admettent, pour les gîtes métallifères, un mode de formation tout différent :
Lonsqu'oD observe les laves qui s'écoulent des vol' can», on remarque qu'elles dégagent des vapeurs chargées de principes salins et métalliques. Ces vapeurs, aiipelÙL's fumerolles, se condensent autour des cratères et déposent des cristaux contenant des combinaisons de diirérents métaux. Pendant que la lave est encore chaude, elle dégage des fluorures et des chîorures ; puis, en se refroidissant, des sulfures, et, en dernier lieu, des carbures. Ces dégagements, qui marquent les différentes phases du refroidissement des laves, s(t suivent toujours dans le même ordre. Par ' analogie arec ces phénomènes qui se produisent de nos jours, on est conduit à admettre que, à différentes époques des temps géologiques, des éruptions de roches on fusion sont venues jusqu'au jour, traversant les ter- | rainssédimentaires déjà formés et apportant avec elles, souH forme de fumerolles, les éléments qui ont donné naissance aux gisements métallifères. I
La mai^se interne du globe, autrefois entièrement eD i fufiion, s'est peu k peu refroidie sous la première écorce