‹ Le culte de l'idéal, ou, L'artistocratieChapitre 5 sur 6 · FINALE · texte numérisé non relu

FINALE

Maintenant que la conception de l'idéal a pris forine et vie, — ce n'est que la conception de l'art dans son éternité et dans sa beauté — , cultivons-le au fond de nous-mème, dans notre pensée, réalisons-le par notre action. Culfivons-le au fond de nous-mème, au dedans de nous-mème, pour mieux le manifester ensuite, au dehors, pour mieux, agir. Cultivons l'idéal, non pas comme une Heur rare, et sans soleil, mais comme une plante vigoureuse qui a ses racines au fond du cœur humain, au centre de l'univers et de la nature, et qui défie jusqu'à la mort. L'idéal s'élève très haut, qui a sa sourde dans le réel. Le réel, ce n'est pas le terre-kterre. C'est l'idéal qui est vraiment réel ; c'est lui qui est vraiment action ; c'est lui qui est vraiment accessible- Si haut qu'il soit, si élevé au-dessus de la laideur que nous le placions, il peut toujours être atteint, — l'artistocratie est accessible, même au plus humble, par la volonté, par l'énergie, par l'effort sans cesse renouvelé.

(Octobre 191)6 — Octobre 1907).

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