‹ Le Culte de sainte Anne en OccidentChapitre 149 sur 294 · Enfants de la contrée · texte numérisé non relu

Enfants de la contrée

Venez à son autel.

Où l'âme consolée Goûte la paix du ciel.

3. Dans son humble chapelle, Sainte Anne, à pleines mains, Répand sur le fidèle Tous ses trésors divins.

4. C'est là que, dès l'enfance, Nos fortunés aïeux Ont vu de sa puissance liCS effets merveilleux . . .

Etc.

Fête de sainte Anne.

Chœur :

Du sein de notre misère.

Nous chantons votre grandeur, G vous qui fûtes la mère De la mère du Sauveur.

Fille des rois de la terre, Vous voyez dans la poussière Le trône de vos aïeux !

A l'ombre d'une chaumière Le travail et la prière Remplissaient vos jours pieux.

Celui qui donne la gloire

A-t-il loin de sa mémoire Banni les fils de Jessé ?

Non, non, à l'abri du glaive, Un trône étemel s'élève Sur leur trône renversé.

Chœur : Du sein de. . . etc.

De David fille chérie, Le Très-Haut vous a choisie ; Bientôt pour nous plus de fera !

Quand vous enfantez Marie Vous préparez au Messie L'empire de l'univers.

Dans une langueur profonde Longtemps a gémi le monde Eclairé par im faux jour :

Enfin voici la lumière Qui va rajeunir la terre Au feu du divin amour.

Chœur : Du sein de. . . etc.

Heureuse entre les heureuses.

De vos mains affectueuses, Vous pressiez sur votre cœur Celle qui, reine des anges, Au milieu de leurs phalanges Vous couronne de splendeur I Hélas ! le vent des tempêtes Passe et gronde sur nos têtes :

Peut-être allons-nous périr ! . . .

Priez la Vierge clémente.

Et loin de nous la tourmente Se hâtera de s'enfuir.

Chœur : Du sein de. . . etc.

L'abbé H.-L. Riant, Lyre de lévile.

Chant triomphal en l'honneur de sainte-Anne.

(Début)

Solo de ténor : Voix d'un poète étranger arrivant casueUemenl à Apt au moment du départ de la procession triomphale de sainte Anne.

Pourquoi ces saints concerts et ces flots d'harmonie ? Pourquoi ces hosanna d'une foule ravie.

De vierges au front pur et de jeunes enfants Font-ils vibrer les airs de leurs cris triomphants ?

Partout l'on n'entend plus que fanfares guerrières, La cité de Césars arbore ses bannières, Et le buis et les fleurs, pour orner les maisons, En mille endroits divers enlacent leurs festons !

L'airain sacré résonne et ses triples volées Sur l'aile des zéphirs, doucement balancées. Annoncent aux croyants un moment solennel : Quelle est donc cette fête ?

Pour quel héros mortel enlace-t-on ces fleurs ?

Quel triomphe pompeux dans ce beau jour s'apprête ?

Quel nom béni du Ciel fait battre tant de cœurs ?

Chœur de cent poètes orphéonistes, accompagné de fanfare.

C'est le nom de la mère De la mère de Dieu, De l'ange tutélaire Qui protège ce lieu.

A. GAy, Apt, 1863.

Une vision de sainte Anne.

(extraits) (La sainte vierge a pleuré), .'

Et sainte Anne aussitôt, par un miracle étrange,

Dans les airs embaumés crut voir passer un ange

Qui, prenant cette larme, au ciel bleu disparut.

Surprise, contemplant Marie encore pensive,

Elle vit resplendir, autour de ses cheveux.

Un nimbe éblouissant : et la mère craintive

Comprit que l'Eternel sur elle avait les yeux.

Alors prenant le voile, ouvrage de Marie,

Et de baisers furtifs couvrant son blanc tissu.

Elle le déploya sur la tête chérie

De sa fille à genoux : " Trésor que j'ai reçu

Comme un don précieux, mon enfant, sois bénie ! "

Dit-elle en soupirant. " Je te rends au Seigneur,

Car je lis l'avenir, c'est toi qu'il a choisie.

Chaste Vierge, bientôt mère de mon Sauveur,

Je vois ton Fils vainqueur, aux morts porter la vie . . .

Je te salue, enfant, rose ici-bas cueillie

Pour embaumer les cieux ! Mon âme reste unie

A ton sort éclatant : grâce à toi, désormais

L'univers bénira la mère de Marie,

Parmi les bienheureux, je prends place à jamais. "

LE CULTE DE SAINTE ANNE EN OCCIDENT (il)

Et l'Enfant, s'abîmant dans le mystère immense, Levant son regard pur, vit les cieux s'entr'ouvrir : Et les anges, émus devant son innocence. Chantaient : " Alléluia !. . . Le paradis commence : " Les temps sont accomplis, Jésus-Christ va venir ! "

Baronne de Pagèb.' premier prix de l'Académie des poètes de Parût, 18SI

Cantique de Mgr Bécel, éveque de Vannes.

Sur un air breton (8 strophes)

Mère de la patrie, Reine de nos cantons, Gardez avec Marie La foi de vos Bretons.

Satan, si redoutable, Voudrait vous la ravir :

Mais notre âme indomptable.

Répond : " Plutôt mourir ! " 2. Dans votre basilique, Prêtres, soldats, marins, Présentent leur supplique En humbles pèlerins.

Tout le monde s'y presse : Magistrats, artisans,

Châtelaine, pauvresse, Bourgeois et paysans.

Ils abordent sans crainte L'Aïeule du Sauveur, Et tout dans cette enceinte Respire la ferveur.

Aimable Protectrice, Merci de vos bienfaits !

Soyez toujours propice A nos pieux souhaits.

Les Bretons, d'âge en âge, Comptant sur votre appui, S'armeront de courage, Comme nous aujourd'hui.

Au pied de votre trône.

Ils diront, à genoux :

" O puissante patronne, " Intercédez pour nous ! "

Poésie liturgique.

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