Patri, nato, paraclito etc
Brev. ms. Minorum sœc. 15. Cod.
Angelicus — Dreves, t. xxii, p. 32.
Un bréviaire ms. franciscain du xve s., conservé à Dôle, contient l'hymne AàzsU) nobis inclita — Dei Matris o genitrix. — Mais on la trouve déjà à Caen et à Coûtances au xive s.
Les Frères-Prêchbuks
Voici un fait qui est raconté par des écrivains très graves : le P. Razzi, dans ses Vies des Saints et Bienheureux de l'Ordre de Saint-Dominique, Justin Miechow, dans ses Conférences sur les Litanies de la sainte Vierge, les Bollandistes dans les Acta Sandorum, le savant Marchetti dans son Joiimal ecclésiastique, etc, etc. ; un fait qui se rapporte à la bienheureuse Benvenuta de Frioul, une des plus aimables figures de la famille dominicaine au treizième siècle.
On dit qu'elle aimait d'un grand amour la sainte Vierge et sa glorieuse Mère, et que tous les ans, au jour de la Nativité de Marie, elle suppliait son bon et adorable Seigneur de lui accorder une grâce : celle de voir Marie toute petite enfant aux bras de sa Mère.
Notre-Seigneur eut pour agréable cette confiance et cette naïve simplicité de sa petite servante. Et voilà que, en effet, la nuit même de la Nativité de la Vierge, pendant que Benvenuta était en oraison, les archanges saint Gabriel et saint Raphaël lui apparurent et lui dirent : " Tes vœux si ardents sont exaucés ; sainte Anne va se montrer à toi tout à l'heure et va te présenter notre commune souveraine et maîtresse, la Reine du ciel et de la terre." Puis, ayant ajouté quelques recommandations sur la manière d'honorer les célestes visiteuses, ils disparurent.
La promesse faite par les anges se réalisa bientôt. Sainte Anne apparut portant sur son sein la petite Vierge et la couvrant de caresses pendant que les petits bras de l'enfant se jouaient autour de son cou. Benvenuta se prosterna jusqu'à terre, inondée d'une joie muette qui faisait palpiter son cœur. Puis levant im pou la tête, elle vit la petite Marie lui tendre les mains, se détacher de sa Mère et venir dans ses bras. La chronique a-t-elle besoin d'ajouter que " avec une humilité très profonde, mêlée à ime inexprimable allégresse, la servante de Dieu, pressa doucement la très aimable enfant sur son cœur ; " que ce fut pour ce moment " le Paradis sur la terre, " et que " cette excessive condescendance de la Reine du ciel, plongea la Bienheureuse dans une de ces extases d'amour dont il n'est donné qu'aux saints de savourer les délices ?"
IjCS arts ont voulu comme l'histoire immortaliser cette scène charmante,
et en 1759, dans la cause de béatification de la Bienheureuse, les tableaux comméraoratifs de ce fait furent appelés en témoignage tout aussi bien que les documents écrits et les attestations diverses de l'histoire K
Benvenuta mourut en 1292. Pour l'année 1290, nous trouvons ce qui suit dans un appendice aux Œuvres de saint Bernard :
Epitaphe de Marguerite Dame de Sauz, couché (sic) sur sa tombe plate devant la chapelle S. Anne en l'église des Dominicains de Dijon, 1290.
Vient ensuite l'épitaphe :