‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 184 sur 249 · Cf. plus haut, p. 210, n · texte numérisé non relu

Cf. plus haut, p. 210, n

5. Joyce, op. cit. I, p. 262. Dans le sidh de Knokfierna, Cté Limerick, règne Uond. frère du premier roi d'Irlande Erimon, qui se noya avant le débarquement des fils de Mile : ibid. Cf. OCurry, Mss. Mal', p. 283.

ronnenl les hauteurs \ D'autres encore sont au voisinage des passes de montagnes et des gués*.

Or on sait que les morts enterrés sous les carn reçoivent des offrandes de chaque passant. Au surplus ces morts ont, dans la plupart des cas, donné leur nom aux lieux en question. Le culte des dieux locaux est donc bien celui de morts éponymes.

Il en est de môme des génies qui protègent les habitations humaines. Ce sont encore des esprits de morts.

Les emplacements des enceintes habitées passent pour être des lieux où un homme mourut de mort violente. C'est ce qui ressort d'un passage du Glossaire de Cormac ' suivant lequel le sang d'un homme fut versé pendant la construction d'Emain Mâcha. Bien que cette histoire ait son origine dans une fantaisie étymologique sur le nom d'Emain, dérivé d'alr.a — sang et d'am — un, elle n'en indique pas moins que la mort d'un homme était jugée utile à la construction des forteresses *.

D'ailleurs tout fort irlandais est construit au-dessus de la sépulture d'un mort illustre.

Ainsi Dinn-rig, résidence des rois de Leinster, couronne un tertre qui est censé être le tumulus de Slanga, un roi des Fir-Bolg^ Des morts éponymes reposent dans les enceintes fortifiées d'Ailech, Almu et dans le Râlh Cael-

1. Joyce, op. cit., p. 564. — Les carn qui couronnent les collines servent souvent d'observatoires. Exemples : carn du Sllab Moduirn, Tdin Bô Cùalnge, p. 144 s., Carn Amalgaidh, O'Donovan, Utj Fiachrach, p. 100, p. 101.

2. Tain B6 Cùalnge. passiui. Voir Index géographique au nom des gués et des passes (âlh).

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