Sanns Cormaic, éd. Kuno Meyer, p
4. Cf. Nennius, éd. Mommsen (Chronica Minora, XllI), p. 182 s.
îj. Annals of Ihe Four Masters. anno mundi 3267. — On nommait encore Dinn-rig Duma Slainge et Tuam (tombeau) Tenba.
chon à Tara'. Le nom même de Tara, en moyen irlandais Tetnair, vient, suivant les étymologistes des Dinnsenchas de ce que Tea, femme du premier roi de la race de Mile, y est enlenée - .
m. Les dieux des groupes sociaux sont des morts. Ce que nous venons de dire des dieux locaux doit ôtre étendu aux dieux des clans et des tribus.
En effet, les forteresses dont on vient de parler sont les résidences des chefs et des rois. Elles sont les capitales des clans, des tribus et des provinces. Les représentants des familles dont se compose le clan, les fonctionnaires, les otages des clans assujettis y vivent autour du roi tandis que le reste du groupe est dispersé. En un mot la forteresse royale est, en dehors des assemblées de fêtes, la seule chose qui exprime rexislence ininterrompue du clan, de même qu'ailleurs le chef-lieu exprime la vie du district qui» l'entoure*.
Ainsi les dieux qui protègent les résidences royales sont les dieux des clans. Et ces dieux sont des morts.
Il en est de même des dieux locaux d(!s oenach dans lesquels s'assemblent les membres des mêmes clans, tribus ou royaumes.
Nous avons parlé encore de gués, de passes et de hauteurs. Mais ces endroits sont souvent les limites territoriales des clans*. Il en résulte que les dieux morts de ces
1. Battle of Cnucha, éd. Uenncssy, Rev. Celtique, II, p. 86 ss., § 2. — Joyce, op. cit.., II, p. 8b s. — l'our Ailech cf. chapitre précédent.
2. Edward Gwynn, Metrical Dinnsenchas (Todd Lecture Séries VII), Dublin, l'JÛO. lemair, vers 31-40.
3. Chaque roi d'une tùalh (clan) est lenu d avoir trois forteresses. Ane. Laws. IV, p. 377, 1. 13 ; V. p. 53, I. 21 ss. ; p. 441, 1. 25. — On ne connaît pas d'autres forteresses que celles des rois.