XX PRÉFACE
La preuve de parenté que donne le nom de famille est abondamment fournie en Irlande pour celle des clans et de leurs fondateurs; elle ne manque pas non plus par les groupes plus étendus. Les clans sont désignes par des noms collectifs ou des gentilices, comprenant le nom patronymique, ou bien comme la race, les fils, la postérité de Tancôtre : Corcu Ochland, cenél Conaill, Hi'd Degaidh^ Mac Eachach. Mais il y a aussi des Hûi Amalgada et c'est une tribu*; des Mac Nechta, qui procèdent sans doute d'un grand dieu, Nuadu Necht'-; des Fir Domnann^ hommes de Domnu, une déesse très importante et très vague, qui sont probablement les Diimnonii^ originaires de la Grande-Bretagne, transposés dans la mythologie et transformés en tribus démoniaques par les poètes nationaux ^.
Ainsi, les fine, ttiatha, tribus et royaumes d'Ialande se déQnissaient par rapport à des personnages qui étaient
est embaumé dans des expressions toutes faites : Tualha dé Danann, Fir Dea (hommes de la déesse), Tualha Déa (tribus de la déesse) ; Fir trin Dea. homme des trois dieux, Tri dee Donann, les trois dieux de Donu, ou Tri dee Dana, les trois dieux de la science; dée ocus an dée, formule devenue inintelligible, cf. Lebar na Uidh7-e. 16, 2; Voir Anjnann, dans Irische Texte, t. III, p. 355 ; Mac Culloch, The religion of the ancienl Celts, l'JH, p. G7.