‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 210 sur 249 · Senchus Môr, 111, p · texte numérisé non relu

Senchus Môr, 111, p

On peut donc dire du corps du clergé diocésain que c'est la tûalli elle-même constituée en groupe cultuel.

Les saints irlandais sont comme les héros des tùatha DKS ancêtres et DES PARENTS. — Cette tùath ecclésiastique a comme l'autre des héros patrons qui sont des saints.

Comme le saint fondateur de la communauté monastique est souvent identique au donateur de la terre, on a d'abord des saints qui sont les ancêtres en ligne agnatique des fine de la tûalh '.

Mais, conformément à ce qui a été dit plus haut, d'autres saints sont parents par leurs mères des tûatha dont ils sont les patrons".

Enfin, beaucoup sont liés aux ancêtres des abbe-s, par la parenté de Xaltram. C'est le cas des saints venus du dehors qui ont converti la tûath et y ont recruté des disciples, qui leur ont succédé. A Trim, par exemple, il y a deux patrons, saint Lomnan et saint Foirtchern. Foirtchern est le fils du chef local, Fedelmid fils de Loegaire, et l'ancêtre de toute une lignée d'évêques. Or il avait été confié par son père à Lomnan en altram^.

Le CULTE DES SAINTS EST UN CULTE DE CHEFS. CeUX QUI SONT DES ENFANTS ILLÉGITIMES SONT ASSIMILÉS AUX HÉROS

FILS DE DIEUX. — Par suite de la constitution aristocratique de l'Eglise et de la tûath le culte des saints prend l'aspect d'un culte de chefs.

1. Cf. Tlrechân.jooïsim. — Exemples : saints Assicus et Biteus patrons do Corcu Ochiand. p. 313; saint Fergus et saint Conall. patrons des Hùi Amaigada, ibid., p. 326, Tripai-tite, p. 80.

Page 1