‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 45 sur 249 · LIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

LIV PRÉFACE

du bourg d'Éloulhèrcs', Dionysos Melanaigis^ à la chèvre noire, le seul d'ailleurs qui ait quelque chose à faire avec les chèvres, sinon avec les boucs. Or, celui-ci figure dans une aventure héroïque, où sa nalure divine parait en aussi bonne lumière que ses relations avec les origines du drame et avec les héros. Il intervint dans un combat légendaire que se livrèrent à la frontière de l'Attique le Béotien Xanthos (le blond) et le Messénien Melanthos (le noir); celui-ci, avec l'aide du dieu, tua celui-là et le fait était commémoré par la fête des Apaluries. Dans le mythe de Dionysos est reproduit à plusieurs éditions un combat ou une passion qui ressemble à ce combat du noir et du blond-, dont les scholies de la mythologie classique nous font connaître les aspects multiples et la grande popularité. Tels ont été, nous dit-on, les sujets des plus anciennes tragédies. Uest fâcheux pour la démonstration de cette thèse que la fête des Apaluries n'ait pas été une fête à représentations dramatiques. Mais, si la preuve directe fait ici défaut, nous en avons presque l'équivalent.

Ce sont des Jeux des fêles populaires qui nous le donnent. Les paysans macédoniens représentaient naguère encore, au Carnaval, des farces, qui rappelaient les péripéties du mythe dionysien ^ Notre tradition folklorique nous apprend qu'une semblable figuration des génies agraires, des péripéties et des antithèses de la végétation et du temps

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