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quelles ils onl fourni des rnalériaux. (]c sonl des canevas de drames héroïques.
Mais alors, entre le drame el le héros, la relation, j)our n'être plus la même, doit être encore plus étroite que celle dont il était d'abord question. M. Ridg-eway nous engageait à croire que le drame s'est formé autour du héros. L'autre partie nous donne à penser que celui-ci s'est pour ainsi dire formé dans le drame. Le drame le précède. C'est une représentation, impliquée par une fête, de faits naturels et surnaturels, dont les éléments, les moments, les images antithétiques prennent une expression vivante et personnelle sous les espèces des héros. Bon nombre de ces héros paraissent tout devoir au drame festival, leur nom, leur étatcivil, leur attitude et leur caractère. Tous lui devraient au moins quelque chose de leur nature et de leur vitalité héroïque; car, même dans ces drames primitifs, l'action dramatique, le jeu des caractères, l'incarnation du type par l'acteur ont pu contribuer à donner au personnage ou à développer chez lui cette personnahté morale dont on a voulu faire le caractère distinctif des héros*. C'est une personnalité théâtrale.
La suite d'observations qui vient d'être présentée appelle une réserve. Les faits auxquels nous venons de remonter pour expliquer avec M. Farnell l'origine de la tragédie dionysiaque, avec Usener l'origine des morceaux d'épopée qui racontent des conflits héroïques, sont des rites mimétiques saisonniers. Est-ce à dire qu'on nous ait montré dans les rites mimétiques à la fois l'origine du drame et celle
1. W. Wundt, Elemenle der Vôlkerpsychologie, p. 200 sqq. K. Breysig, 0. /., p. 178.
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(les héros? La théorie certes est [)lnusible et les nrg'uments (|ui larecûmmaiuleiit persuasifs, mais pas assez pour entraîner la conviction qu'il n'y a eu de drames que de cette origine et de héros que ceux de ces drames. Nous nous garderons donc d'ériger en théorie générale des rapports particuliers. Quant à Théroïsation de leurs acteurs, les rites mimétiques qui fournissent le thème des saynètes saisonnières n'en portent pas en eux-mômes la raison. Entre les masques de feuillage, promenés, battus, aspergés, poursuivis dans des fêtes villageoises et le plus impersonnel des héros, la distance est déjà longue ; la structure des rites mimétiques ne fournit rien qui aide i\ la franchir. Une fois donnés par le rite un rôle, une attitude et môme un nom, tout ce qui fait l'intérêt du drame et la valeur de ses héros devait encore s'y ajouter, c'est-à-dire ce qui l'a fait passer graduellement du conflit sommaire de Xanthos et de Mélanthos aux débats et à la plainte sublimes d "Œdipe ; mais c'est aussi pour nous l'essentiel.
Le principe de l'héroïsation ne se trouve donc pas plus dans le rite mimétique que dans le sacrifice ou dans tout autre complexus rituel particulier. Reste à le chercher dans la fête elle-même, puisque c'est à son occasion que surgissent du rite mimétique et peut-être du sacrifice des personnes et des personnes qualifiées. Aussi bien, les héros supposés des tragédies primitives, dont il vient d'être question, ont-ils été des génies de fêtes en même temps que des génies saisonniers. Les héros irlandais, M. Czarnowski nous en donne la preuve, sojit proches parents des génies de fêtes.