‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 81 sur 249 · Cf. Lucius, op. cit., p. 34 ss · texte numérisé non relu

Cf. Lucius, op. cit., p. 34 ss

Certains héros d'autre part incarnent l'idéal particulier d'une secte religieuse, d'une société secrète ou d'une confrérie. Tels sont, par exemple, Orphée dans le monde antique ' ou les martyrs à l'aubo du christianisme ^. On peut encore citer ici les saints qui sont plus particulièrement vénérés par les divers ordres religieux, parce qu'ils ont réalisé l'idéal de vie monastique propre à chacun de ces ordres '.

On a encore une foule de héros spécialisés. Ainsi beaucoup sont des guérisseurs*. Ce sont les parfaits médecins qui réalisent tous les vœux des malades. D'autres personnifient les vertus guerrières. D'autres encore correspondent à un idéal professionnel et comprennent surtout les inventeurs et les hommes qui ont excellé dans leur métier. Ainsi à Sparte les boulangers vénéraient le héros Matton et les cuisiniers le héros Keraon. Le potier Keramos recevait à Athènes un culte comme héros ^

Ce sont donc des espoirs ou un idéal collectifs qui sont incarnés par les héros.

Le môme phénomène se répète dans les temps modernes. La glorieuse mémoire de Garibaldi est en Italie l'objet d'un véritable culte héroïque. 11 y a des héros savants, comme Galilée, Pasteur*, Léonard de Vinci, des navigateurs

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