‹ Le culte des héros et ses conditions socialesChapitre 80 sur 249 · Cité chez Harrison, op. cil., p · texte numérisé non relu

Cité chez Harrison, op. cil., p

4. Uohde, op. cil., p. 15;j, cf. p. 91 ss. — Une évolution analogue s'observe dans le changement du sens du mot latin virlus qui a commencé par signilier l'ensemble des qualités propres au i;ir et qui a fini par désigner la perfection de l'homme.

4 SAINT l'ATUICK RT LE CULTE DES HEROS

ment précieuses f» l'époque où se forment leurs légendes ». Le peuple voit dans les héros « son idéal le plus élevé et le meilleur' »,

Catégories de valeurs incarnées par les héros. — Ce n'est pas nécessairement un idéal intégral qui synthétise toutes les vertus humaines.

La perfection du héros consiste à réaliser pleinement une certaine valeur, nettement définie. Celle-ci peut être aussi bien la valeur par excellence, vertu morale, sainteté, religion, dont découlent toutes les autres, que la valeur principale d'une catégorie particulière.

Aussi le contenu de la notion de ^e>05 varie-t-elle à Tinfini. Elle est conforme d'une part à l'idéal de chaque civilisation et de chaque époque. C'est la force physique, l'habileté, la ruse qui font mériter le titre de héros aux personnages d'Homère". Plus tard la môme civilisation grecque personnifie un idéal moral en ses héros ^ Enfin les philosophes, les mystiques, les morahstes deviennent les principaux héros du monde gréco-romain* et en même temps les chrétiens commencent à glorifier leurs martyrs et leurs ascètes ^

i. Lucius, op. cit., p. 84 s.

2. Le titre opwç est décerné par Homère aux rois, aux nobles et en général aux guerriers. Cf. Rohde, loc. cit.

3. Ainsi Héraclès est devenu pour les Stoïciens la personnification de la vertu difficile par opi)Osilion au vice facile. Cf. l'histoire d'Héraclès à la bifurcation des deux chemins.

4. Par exemple Pythagore : Kellner, IJellenismus und Christentum, 1866, p. l'J3 ss., 256 ss. ; Platon : Roscher, Ausfuhrliches Lexikon der griechischen Mythologie, I, col. 2533. — Gelse considérait comme particulièrement digne d'un culte les héros Héraclès, Asclépios. Orphée, Anaxarchc. Epictète et la Sibylle : Celse, dans Origène, VII, 53. — Alexandre Sévère vénère particulièrement Apollonius de Tyane, le Christ, Abraham et Orphée : cf. Eusèbe, Histoire ecclésiastique, VII, 18.

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