J.-E. Harrison, p
3. Ainsi les habitants de Phlionte appellent avant la fête de Demeter le héros Aras et ses fils xaAoûu'.v Itic xàç a-Trovoàç, èç xaûxa ^)£7îovTe; Ta fJLv^jjLaxa. Pausanias, II, 12, 5. — Cf. Rohde, I, p. 160 n. 3.
4. Par exemple l'oracle ordonne de transporter à Orchomène les ossements d'Hésiode pour délivrer la ville de la peste. Pausanias IX, 38,3.
5. Exemples dans Rohde, I, p. 161, note 1 : translation des ossements d'Oreste de Tégée à Sparte (Hérodote I, 67, 68. Cf. Pausanias, III, 3, 6; 11, 8 : VIII, 54, 3) ; translation des ossements d'Hector dllion à Thébes (Paus., IX, 18, 3); de ceux d'Arcas de Mainalos à Mantinée (Paus , VIII, 9, 2) ; de ceux d'Hippodamic de Midée en Argolide à Olympie (Paus., VI, 20, 4) ; de ceux de Tisamène à Sparte (Paus., VII. 1, 3) ; de ceux d'Aristomène de llle de Rhodes à Messène (Paus., IV, 32, 3). Toutes ces translations avaient été ordonnées par l'oracle. — Invention de reliques : on découvrit un jour dans le lit de l'Oronte un grand cercueil de onze coudées de longueur, qui renfermait un cadavre. L'oracle déclare que ce sont les ossements d'Oronte (Pausanias, VIII, 29,3). Le navire qui porte l'omoplate de Pélops fait naufrage. Un pêcheur retire de la mer une énorme omoplate qu'on reconnaît être la relique perdue et qu'on transporte à Olympie (Pausanias, V, 13, 3).
la Pythie consultée sur l'issue de l'entreprise, répondit qu'elle ne finirait par une victoire que si l'on ramenait î\ Athènes les ossements de Thésée ; Cimon découvrit dans l'ilc la sépulture d'un homme armé, de très grande taille, dans lequel on reconnut Tiiésée et dont la dépouille fut rapportée en grande pompe à Athènes. Ainsi fut assurée la prise de Scyros'.
Le héros funéraire est donc représenté comme un mort dont l'Ame n'est pas tout à fait séparée de son corps, en un mot comme un être spécial, mort, mais encore vivant.
La mort héroïque est celle qui a une portée sociale. — Mais les héros ne se signalent pas seulement par les vertus de leur vie et la puissance de leurs reliques. Leur mort même diffère de celle des hommes ordinaires. Elle a une portée sociale.
Tous ceux qui sont morts en combattant comme champions d'une cause générale, et tous ceux dont la mort est un acte de dévouement sont désignés pour devenir des héros'.
Toute mort qui a une valeur rituelle est aussi une mort héroïque. Ainsi certains héros sont considérés comme tels parce qu'ils ont joué de leur vivant un rôle proéminent dans la célébration d'une fête. Tels, par exemple, les vainqueurs des jeux olympiques ^ On glorifie parfois ceux qui sont morts en un lieu saint, ou bien encore ceux dont on