‹ Le culte et les fêtes d'Adônis-Thammouz dans l'Orient antiqueChapitre 57 sur 138 · F asti Attici , tome II, p · texte numérisé non relu

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LE RÔLE HISTORIQUE DES ADÔNIES

De Dea Syria fixe aux fêles syriennes. 11 suffit, en effet, de juxtaposer et de confronter deux textes, également précis, de Thucydide et de Plutarque, pour s’en convaincre. Thucydide1 rapporte qu’Alcibiade partit en été pour son expédition de Sicile ; Plutarque2 raconte que ce départ s’effectua au milieu des lamentations et des sanglots des femmes, qui célébraient les fêtes d’ Adonis. Platon3 et Théophraste1 rapportent aussi que c’était dans celte saison de l’été qu’on semait les «jardins d’Adônis5 ».

Comment concilier tant d’opinions différentes? Faut-il en conclure que les Adénies ne se célébraient pas à la même époque chez tous les peuples, ou faut-il admettre qu’il y avait chaque année plusieurs célébrations des fêtes d’Adônis? C’est à cette seconde explication que s’est arrêté Movers, qui pense qu’une double conception d’Adônis avait dû créer deux fêtes distinctes: l’une ayant lieu au printemps, en l’honneur du dieu jeune et beau qui va périr dans l'été trop brûlant, l’autre à l’automne, en l’honneur du dieu des fruits, victime de l’hiver. « Plusieurs raisons, dit-il, font croire à l’existence de deux et même de trois fêtes différentes d’Adônis : la première vers la fin du printemps, la deuxième à l’automne, et la troisième — du moins à une époque postérieure — à la fin de l’année. Si l’on ne croit pas — avec raison du reste — que les fêtes de divers dieux syriens ou phéniciens soient ici confondues, on trouve donc plusieurs manières

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