Théophraste, Hist. Plant., lib. VI, cap. vii
5. Sur les Jardins d’Adônis, voir : Hesychius, ’ASômSoç ; Meursius, Græcia ferata lib. I, tome III; Platon, Phcdre, lxi.
LES FÊTES d’aDÔNIS-THAMMOUZ
de comprendre Adonis : 1° c’est un dieu du printemps qui succombe sous la chaleur ardente de l’été oriental et le perfide simoun ; 2° c’est un dieu de l’automne, dont l'activité cesse au début de l’hiver; 3° c’est un dieu de l’année qui meurt à la fin de chaque année pour renaître au commencement de l’année nouvelle. Cette dernière conception d’Adônis, considéré comme dieu de l’année, ou plutôt comme le soleil de l’année, conception qu’exprime nettement Théocrite : « Après le douzième mois, les Heures aux pieds délicats te ramènent Adonis, des bords de l’intarissable Akhérôn1,.» ressort surtout de l’observation suivante : les Adônies syriennes étaient célébrées à Antioche, d’après Ammien-Marcellin, vers la fin de l'année, annuo cursu completo, et, comme nous l’avons déjà dit, vers la fin de l’année orientale, c’est-à-dire vers l'équinoxe d'automne, ce qui nous ramène au mythe qui place Adonis pendant la moitié de l’année — de l’équinoxe du printemps à celui d'automne — chez Aphrodite, et pendant la seconde moitié — de l’équinoxe d’automne à celui du printemps — chez Perséphone2. Comme Adonis mourait le 23 septembre et était pleuré pendant sept jours, le huitième jour, c’est-à-dire celui de sa résurrection, tombait précisément le premier Tisri ou octobre, premier jour de la nouvelle année syrienne, qui était célébré partout par des cris de joie. On est donc autorisé à croire que cette résurrection d’Adônis le premier jour de l’année représentait le rajeunissement du soleil après le cours d’un an. C'était donc tout simple-