Platon, Phèdre , lxi
LA CÉLÉBRATION DES ADÔNIES
statuettes du dieu. Les pots de terre et les vases, dès <|ue les graines avaient été semées, étaient placés sur les toits1 ou devant les portes des maisons, afin d’être exposés au soleil, dont la chaleur activait l’éclosion des plantes. Près d’eux on mettait des statues du dieu, plus ou moins grandes, et faites de cire ou de terre cuite2. Il nous reste quelquesunes de ces statues, mais fort peu en comparaison de l’énorme quantité d’images de ce genre qui s’exposait chaque année. Cette disparition est facilement explicable. Ces statues, faites de matières peu précieuses, étaient destinées à être jetées, à la fin des fêtes, dans les fontaines, les fleuves ou la mer. Le plus souvent, elles représentaient Adonis mourant, blessé à la cuisse, et tenant encore à la main ses armes de chasseur3. Quand, à 1 expiration delà fête, venait le moment des funérailles, ces statuettes, de même que les jardins d’Adônis, étaient portées dans les cortèges, avant d’être jetées dans les fontaines'.