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que par sa tracuon sur le péricarde le diaphragme, qui redresse ses courbures au moment de linspiration forcée, ramène en dedans la pointe du cœur.
D'autres facteurs interviennent encore pour modifier le fait général que nous avons signalé. Si l’on fait asseoir le sujet les cuisses fléchies, le contenu de la cavité abdominale, ne pouvant trouver sa libre expansion en bas, maintient le diaphragme refoulé, gène son jeu, et l'inspiration diaphragmatique se fait mal; elle est suppléée à ce moment par la respiration costale ; on voit donc que l’examen du sujet debout offre de grands avantages et que le fauteuil que nous utilisons pour les cardiaques atténue dans la mesure du possible cette cause d'erreur.
La respiration diaphragmatique est encore gênée par le voisinage de l'estomac. Si cet organe est rempli de gaz où d'aliments, le diaphragme devient paresseux; le fait est surtout lrès marqué lorsqu'il existe des gaz; à part les cas d’aérophagie hystérique, ces gaz sont dus la plupart du temps soit à des fermentations gastriques anormales, soit plus simplement à une aérophagie propre aux personnes qui ontune mauvaise dentition. Un estomac normal se débarrasse vite de ses gaz, et le phénomène est visible nettement sur l'écran; par contre, chez les sujets qui mangent vite et mastiquent mal leurs aliments, l'estomac arrive à tolérer une grande quantité de gaz ; ceux-ci surdistendent la grande courbure, qui vient appuyer dans la coupole diaphragmatique, à tel point que, dans certains cas, on peut voir très nettement le cœur à travers la plage claire de l'estomac; M. Destot a déjà üré de ce
ET fil des signes cliniques importants au point de vue de l’intervention dans les péricardites.
Signalons enfin que, dans quelques cas, nous avons observé une limitalion relativement grande de la course expiraltoire de la pointe du cœur. Ÿ aurait-il là un signe permeltant de mettre sur la voie d’une lésion des organes respiratoires. (Tuberculose des sommets au début ou éteinte, congestion pulmonaire, adhérences pleurales anciennes) ? Le fait est presque certain ; mais nous ne voulons pas tirer de ce fait des conclusions trop prématurées ; ayant observé des sujets sains, 1l ne nous a pas été possible de rassembler un faisceau de faits suffisamment démonstratifs, et ce point appelle de nouvelles recherches portant particulièrement sur des cas pathologiques.
Les rapports de la pointe palpée et du mamelon sont très variables: la pointe palpée ne dépasse pas la ligne mamelonnaire chez les sujets normaux, mais en deçà elle peut occuper des situations bien différentes, et si nous rappelons ce fait d'observation courante, c'est pour montrer qu'il n'offre qu'un très médiocre 1ntérêL.
La pointe vue correspond-elle toujours à la pointe palpée? Les recherches faites dans ce sens démontrent que l’index de plomb répond la plupard du temps (une fois sur deux) non à l'apex, mais bien à une région située en haut et en dedans de la pointe, sur le bord gauche du cœur. Si on suit sur l'écran les battements cardiaques, on voil que ce point correspond au ventre de l'ombre de contraction ; dans la systole, la pointe du cœur devient plus globuleuse et le ventre qu'elle forme