‹ Le cœur des autres: trois actesChapitre 15 sur 77 · ACTE PREMIER, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER, SCÈNE II

ROSE

Tout le monde ne pense pas comme toi. (Poursuivant) Il faut être Adolphe pour voir dans « Charité » une pièce anti-cléricale.

MADAME CHAMBLEY

Adolphe n'a rien à voir là-dedans .

ROSE

Oh !

MADAME CHAMBLEY

Je te l'affirme.

ROSE

En somme... tu avais un but précis en venant nous trouver.

MADAME CHAMBLEY

Oui... je me demandais s'il n'y aurait pas moyen de changer peut-être certaines petites choses.

ROSE

Mais enfin c'est le fond de la pièce, ce dont nous venons de parler.

MADAME CHAMBLEY

Je ne sais pas, moi* tu comprends.

ROSE

Et tu comptais sur mon appui ?

MADAME CHAMBLEY

Je te répète que je suis très itonnée de voir que tu ne comprends pas.

DANIEL

Nous comprenons parfaitement bien.

ROSE

Certes I

MADAME CHAMBLEY

Non... vous Daniel, il est d'ailleurs probablement très naturel que vous ne compreniez pas. Vous êtes l'auteur, vous êtes dans votre pièce...

DANIEL

Mais Rose est autant dans ma pièce que je le suismoi-même, chère mère.

MADAME CHAMBLEY

Ce n'est tout de même pas pareil.

ROSE

Exactement. Combien de fois ai-je défendu son texte contre Daniel quand il Voulait modifier ou couper. Ma pauvre maman, on voit trop bien que tu n'as aucune idée de ce que c'est. Cela me fait de la peine de te voir cette figure consternée.

MADAME CHAMBLEY

Je ne suis pas consternée.

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