ACTE PREMIER, SCÈNE IV
JEAN
Parce que cela me paraît si extraordinaire qu'il t'ait imposé cela.
ROSE
Il n'y avait rien à imposer.
* JEAN
Quand même... l'enfant d'une autre, de quelqu'un qui n'a même pas été votre femme. Et je me rappelle bien' comment tu as été tout de suite avec moi.
ROSE
Ce que n'importe qui d'autre aurait été à ma place.
JEAN
Ah ! non, par exemple. J'ai un copain qui a une belle-mère, c'est-à-dire... son père s'est remarié. Il faut entendre comme il parle d'elle. Si c'était mon père qui avait tenu à ce que je vienne habiter avec vous, il me semble que les choses ne se seraient pas passées comme cela. Tu aurais eu beau prendre sur toi...
ROSE
Mais je ne te comprends pas, Jean. Rien que par affection pour ton père il était bien naturel que je te fisse bon jiccueil.
JEAN
Tu ne me feras pas croire que ce soit pour lui que tu es comme tu es avec moi, quand lui ne fait jamais que se moquer de moi.