‹ Le cœur des autres: trois actesChapitre 55 sur 77 · DANIEL, PAUL THOMAS · texte numérisé non relu

DANIEL, PAUL THOMAS

DANIEL

Je vous assure que je suis très touché que vous ayez tenu à venir confirmer l'appréciation que j'ai pu lire ce matin dans « Aujourd'hui ».

PAUL THOMAS

Vous ne me croirez probablement pas, mais je puis vous affirmer que cela a été une joie pour moi de ne trouver à peu près rien dans « l'Enfant Taciturne » qui ne fût à admirer. Au fond, voyez-vous, vous avez toujours eu en moi, sans vous en douter, un partisan convaincu.

DANIEL, rtant

J'avoue en effet ne pas m'en être douté.

PAUL THOMAS

Qui sait si mes sévérités d'antan n'ont pas contribué à vous acheminer vers l'art direct et sobre- que nous admirons dans « l'Enfant Taciturne » ?... Mais ditesmoi, ne pourrai-je avoir l'honneur d'être présenté à Madame Meyrieux ?

DANIEL

Si elle est là, elle sera certainement heureuse de faire votre connaissance. Vous permettez ? (il va à la porte et appelle) Rose, es-tu là ? Monsieur Paul Thomas désirerait t'être présenté, (il reoient) Ma femme vient tout de suite.

PAUL THOMAS

La .rumeur publique veut que Madame Meyrieux ait toujours été pour vous une véritable collaboratrice.

DANIEL

Ma femme a toujours été associée à mes travaux, elle m'a apporté en toutes circonstances un concours inappréciable.

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