CONCLUSIONS
I. Le cœur des obèses passe par trois périodes. Une première période où il se comporte normalement, une deuxième période où l’on observe des accidents légers, dyspnée à leffort, tachycardie, extrasystoles, léger œdème déclive, une troisième période avec accidents graves, soit insuffisance totale, progressive irrémédiable qui paraît plus propre à lobésité, soit accidents plus en rapport avec une insuffisance ventriculaire gauche.
IT. L'hypertension artérielle n’est pas constante chez les obèses, maïs seulement fréquente. Elle reconnaît deux origines ; ou elle est due à létat pléthorique du sujet et régresse parfois d'une façon définitive avec le traitement et surtout le régime, ou elle est en rapport avec une sclérose rénale. Dans ce dernier cas, elle se montre ordinairement irréductible et présente même une évolution progressive, Il peut être parfois très difficile de faire la part des deux mécanismes.
III. Pour étudier le cœur de l’obèse, il faut avoir recours à la téléradiographie et à lorthodiagramme. Ce cœur excède de très peu les dimensions normales. Tout diametre d’un cœur obèse nettement augmenté doit faire penser à une complication cardiaque,
IV. L’électrocardiogramme du cœur des obèses ne donne pas de tracé particulier. Il existe souvent une prédominance gauche du complexe. Cette anomalie est due à un changement de position de l’axe électrique du cœur. Avant
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d'affirmer une surcharge fonctionnelle du cœur gauche, il est nécessaire d’avoir recours à d’autres examens : cliniques, tensionnels, orthodiagraphiques.
V. Le cœur des obèses est essentiellement caractérisé par une surcharge graisseuse sous-péricardique et une infiltration graisseuse intramyocardique. Il ne s’agit pas de dégénérescence graisseuse.
Bien qu'un peu plus gros que la normale (sans quie, toutefois, il y ait un rapport entre cette hypertrophie et laugmentation du poids du corps), le cœur des obèses sans lésion cardiaque reste proportionnellement moins élevé qu'il ne devrait lêtre, étant donné laugmentation ‘du poids et de la surface du corps.
VI. Les accidents cardiaques ne trouvent pas leur cause principale dans l’adiposité du cœur. Les études cliniques et expérimentales ont montré qu’un cœur gras ne s’accompagnait pas forcément d'insuffisance cardiaque. Ils semblent résulter surtout de linsuffisance du poids du cœur par rapport à la surface et au poids du corps. Cette disproportion ne lui permet pas de s'adapter aux besoins -ecrus de la circulation. D’autres factevrs locaux et généraux interviennent. La surélévation du diaphragme et l'accumulation de graisse dans le médiastin gêne la cireulation pulmonaire. Le réseau capillaire périphérique autour des lobules graisseux est très développé.
VIT. Au cours de l'obésité, on voit évoluer des accidents circulatoires le plus souvent d’une grande gravité, outre l'hypertension, on trouve des lésions de sclérose du cœur, des coronaires, enfin de sclérose rénale. Ces accidents ne relèvent pas directement de la surcharge graïsseuse, mais se produisent lorsque lobésité apparaît sur un terrain que nous avons essayé de définir par ses caractères morphologiques.
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