IL — PHYSIOLOGIE DU CŒUR BROIT
La systole auriculaire est courte et prompte ; c’est une contraction vive qui part des embouchures veineuses et se propage très rapidement vers l’orifice auriculo-ventriculaire. Dans l'oreillette droite on cons-
tate souvent, immédiatement avant la systole, des
contractions rythmiques des veines caves. La pression
exercée par la contraction de l’oreilletie force le sang à passer dans le ventricule où la pression est nulle, et où la faible élasticité des parois n'oppose pas d’obstacle à l’arrivée du sang; au contraire, — bien que l’une
des veines caves n'ait qu'une valvule insuffisante et
que l’autre en soit dépourvue — la pression de la
colonne sanguine qui y est contenue, pression faible
mais pourtant sensible, et la contraction des orifices veineux à ce moment s’opposent au reflux du sang.
Après la systole, l'oreillette se relâche et se laisse remplir par le sang des veines caves, sous l'influence de la tension qui existe dans ces veines, les parois de l'oreillette se laissant distendre sans résistance.
En mème temps se produit la systole ventriculaire, qui succède immédiatement à la systole auriculaire. La contraction du ventricule est rapide et se passe dans tout le ventricule à la fois : loritice ‘tricuspide est aussitôt fermé par la contraction des muscles papillaires ; le sang est lancé dans l'artère pulmonaire dont il refoule les valvules sigmoïdes. |
Aussitôt que la contraction ventriculaire a cessé, les valvules sigmoïdes de l'artère pulmonaire se ferment sous la pression du sang qu'elle contient, émpèchant ainsi le reflux dans le ventricule, et le sang contenu dans l'oreillette s'écoule dans le ventricule jusqu’à ce
que la pression soit égale dans ces deux cavités.