‹ Le curé d'Ars: Vie de m. J.B.M. VianneyChapitre 19 sur 87 · LE GRAND SÉMINAIRE ET L'ORDINATION · texte numérisé non relu

LE GRAND SÉMINAIRE ET L'ORDINATION

aint- Esprit mettrait la dernière main à l'édiflce it il préparait les fondements, près un ou deux ans de soins assidus de la part maître et d'efforts persévérants de la part du iple, le jugeant suffisamment préparé, le curé îuUy crut qu'il pouvait produire son théologien 3ublic et le présenter aux examens du grand inaire de Lyon. Hélas I cette présentation de-

aboutir à l'épreuve suprême par où il plut Seigneur d'achever, dans ce jeune homme , le ail de dépouillement uni versel qui allait en faire ; tard, entre ses mains, un instrument d'une lirable souplesse. Quand Dieu a fait choix d'une , quand il la prédestine à quelque chose de id, il la marque de son sceau ; et le sceau de i, c'est la croix.

îvant l'attitude imposante des examinateurs, mide théologien se troubla, et ne sut quebalbu-

On le renvoya avec des paroles peu encouraites. M. Balley, sur qui retombait une part de î déconvenue, alla bien vite trouver le supérieur ;rand séminaire, et le décida à venir, le lende- 1, au presbytère d'ÉcuUy, avec l'un des grands ires. Il espérait par là ménager à son élève asion de se relever dans une nouvelle épreuve :

ce qui arriva. Ces messieurs se déclarèrent faits, et promirent de faire à l'archevêché un ort favorable sur la séance qui venait d'avoir

Jean-Marie fut admis au grand séminaire

de Saint-lrénée, pour s'y préparer à Tordination. Réunir par la pensée toutes les x^rtus que l'on propose aux élèves du sanctuaire comme but de leurs efforts, c est faire l'histoire du temps que Tabbé Vianney y passa. Il avait vécu dans le monde en séminariste , il vécut au séminaire comme un ange du ciel. On le vit croître en humilité, en douceur, en piété. Ces vertus ne pouvaient guère se cacher aux yeux de ces condisciples ; mais les actes de renoncement et de pénitence par lesquelsrhomme intérieur se forme, sur les ruines du vieil homme, ne furent connus que de Dieu seul. Il avait acquis dèslors-un si grand empire sur lui-même, qu'il put s'appliquer uniquement à faire toujours ce qu'il y avait de plus parfait. Jamais on ne le vit enfreindre la règle dans ses prescriptions Les plus minutieuses. Jamais on ne le surprit parlant aux heures consacrées au silence, faisant bande à part au moment des récréations, se montrant froid et impoli envers aucuB de ses condisciples. Il abordait les premiers qui venaient à sa rencontre, sans choix ni préférence. Il se faisait tout à tous, aQn de les gagner tous à Jésus-Christ. Quoique ses dispositions et son goût le portassent plus particulièrement à tout ce qui se rattachait à la piété, il n'affectait pas d'y ramener la conversation pour se mettre plus à l'aise, laire ressortir sa compétence ou briller sa vertu. Il se prêtait à tous les entretiens, à tous les esprits, à tous les caractères, sans contrainte comme sans

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